Préface

Pape Jean Paul II

Évêques

Témoignages (#1)

Témoignages (#2)

Témoignages (#3)

Témoignages (#4)

Témoignages (#5)

Témoignages (#6)

Témoignages (#7)

Le livre   "Oh, Quel merveilleux Amour
(par le Père Aloysio Chang Hong-Bin)


Témoignages de septembre 1993 à juin 1995

"Le Songe prophétique de saint Jean Bosco sur la lutte terrible entre l'Eglise et les ennemis de Dieu... Le Pape, les Papes à la proue du 'Vaisseau (le Navire) Amiral' ; c'est la grande tempête..."
Père Raymond Spies, Anyang, Corée (17 mars 1995)


"Les Manifestations Eucharistiqeus du Jeudi 24 novembre 1994
Commentaires sur les faits du 24 novembre 1994"
Père Raymond Spies, Anyang, Corée (6 décembre 1994)


"Annexe au Message du 18 janvier 1995 : La Vierge de Naju et le monde entier" 
Père Raymond Spies, Anyang, Corée (janvier1995) 


"MESSAGE DE LA VIERGE, aux Prêtres Japonais du M.S.M. par l'intermédiaire du Père S. Gobbi, à Toyo (Japon), le 15 septembre 1993: La Cause de ma grande douleur
Père Raymond Spies, Anyang, Corée 


"Annexe au Message du 16 juin 1995 : La Vierge de Naju et le monde entier"      
Père Raymond Spies, Anyang, Corée (juin1995)  


"Annexe au Deuxième Message du 30 juin 1995"
P
remier Miracle Eucharistique durant la messe paroissiale à 7h 30 du soir"
Père Raymond Spies (Missionnaire en Corée du Sud), Anyang, Corée (juin 1995) 

 

"Annexe au Message de Jésus et le Signe Eucharistique : les 7 Hosties
De la soirée du 30 juin jusqu'à l'aube du 1
er juillet 1995"

Père Raymond Spies, Anyang, Corée (septembre 1995)   

 



"Le Songe prophétique de saint Jean Bosco sur la lutte terrible entre l'Eglise et les ennemis de Dieu... Le Pape, les Papes à la proue du "Vaisseau (le Navire)Amiral" ; c'est la grande tempête..."
Père Raymond Spies, Anyang, Corée (17 mars 1995)   

Quelques mots d'introduction :

La Sainte Verge avait indiqué à saint Jean Bosco que désormais il faudrait l'invoquer aussi d'une manière spéciale sous le titre de "Marie, Secours des chrétiens", car la lutte des adversaire, des ennemis de l'Eglise se ferait toujours plus féroce, impitoyable ; que cette lutte ne se ferait pas seulement contre l'Eglise, mais aussi contre chaque chrétien. Toute la "famille chrétienne" aurait alors à se défendre, à lutter contre Satan, la Bête, le Dragon et ses hordes. Nous savons aussi à quel point les ennemis de l'Eglise s'acharnèrent contre saint Jean Bosco, comment à plusieurs reprises ils cherchèrent à le tuer et comment Dieu vint chaque fois à son secours...

Saint Jean Bosco entrevit les luttes terribles qui allaient secouer l'Eglise...

Ce fut un des plus grand thaumaturge. Le Seigneur, sans cesse, lui "montra" par des songes ce qu'il y avait à faire, à dire, à éviter... Nous savons combien "tout cela" fut réel...

Nous savons à quel point la Franc-Maçonnerie s'acharna contre lui.

Saint Jean Bosco eut en 1862 un songe particulier sur les luttes que Satan et les siens mèneraient contre l'Eglise. Ce songe est un de ceux qui a toujours retenu particulièrement l'attention. Il est tout particulièrement d'actualité depuis le concile Vatican II... Les message à Monseigneur Ottavio Michelini, ceux adressés aux prêtres par l'intermédiaire de don Stefano Gobbi, à Vassula, à Amparo, à Julia en Corée, et tant d'autres, mettent en relief avec une acuité spéciale ces luttes...

Parmi les tout premiers messages à don Gobbi, il y a celui du 13 juillet 1973 auquel a été donné ce titre : "La raison de mes pleurs". La Vierge dit : "... Ce sont surtout les pre^tres qui causent mes larmes... Vois-tu comme ils ne m'aiment plus ? Vois-tu comme ils n'écoutent plus les Paroles de mon Fils ? Combien souvent ils trahissent? Comment ils ignorent Jésus présent dans l'Eucharistie ? Ils le laissent seul au Tavernacle, ils l'offensent souvent par des sacrilèges, par de trop faciles négligence !"...

Le 16 juillet 1973, Elle dit encore à don Gobbi : "Le Mouvement Sacerdotal Marie doit être uniquement mon OEuvre. C'est à travers la faiblesse que je manifesterai ma puissance. Je serai Moi-même le Chef de cette armée. Je suis en train de la former dans le silence et dans le secret..." A la fin de ce message annonce la lutte qui viendra, toute entière : "... Et quand le moment sera venu, le Mouvement sortira au grand jour pour combattre à visage découvert la cohorte, que le démon, mon adversaire de toujours, est en train de former parmi les prêtres (...)"

(Représentation du songe de Don BOSCO)

Le Songe

Le récit du Songe est inséré dans le 7e volume des "Memorie Biografiche" aux pages 169-172, chapitre XVII.
Ici est donnée la traduction française du texte italien, publié à Turin (Torino), Italie.
Le texte français est tiré de la revue "Dieu est Amour" (Mai 1981). Il fut reproduit dans les feuillets "Pour un monde meilleur", (Librairie Téqui, F-53150 - Saint-Cénéré).

                                                       *

Le chapitre commence ainsi : Don Bosco avait promis aux jeunes (1). En italien : giovani, les jeunes, soit les élèves de l'Institut, le tout premier, fondé par don Bosco. Il lui donna le nom de "Oratorio". Il y avait et l'Ecole professionnelle et celle des "Humanités Gréco-latines".) le 26 mai 1862 de leur raconter une "belle chose" (bella cosa) le dernier jour ou l'avant dernier jour du mois.

Donc le 30 mai, il raconta dans la soirée une parabole ou une similitude, comme lui voulut l'appeler.

(Don BOSCO parle : )

"Je veux vous raconter un songe. Il est vrai que celui qui rêve ne raisonne pas. Toutefois, moi, qui vous raconterais tout jusqu'à mes péchés, si je n'avais pas peur de vous faire tout fuir et de faire crouler la maison, je veux vous le raconter pour votre bien spirituel.

Le songe je l'ai fait il y a quelques jours. Figurez-vous être avec moi sur la plage; mieux, sur un rocher isolé et ne voir d'autre espace de terre que celui que vous avez sous les pieds.

Sur toute cette vaste étendue d'eau, on voyait une multitude innombrable de navires rangés en bataille. Leur proue se terminait comme un bec de fer aiguisé à la manière d'un couteau ou d'un éperon qui devait s'enfoncer, blessant et transperçant toute chose.

Ces navires sont armés de canons, de fusils, et d'autres armes de tout genre, de matériel incendiaire et en outre de livres.

Ils s'avancent contre un navire beaucoup plus important et beaucoup plus haut que chacun des leurs, s'efforcent d'éperonner avec leur proue, d'incendier ou au moins le plus de dégâts possible.

A ce majestueux navire amiral, attaqué de tous côtés, font escorte de nombreuses barques et des voiliers qui reçoivent de lui les signaux de commandement et exécutent les évolutions pour le défendre de la flotte adverse.

Le vent leur est contraire et la mer agitée semble favoriser les ennemis. Au milieu de l'immense étendue de la mer surgissent hors des eaux deux robustes colonnes, élevées, peu distantes l'une de l'autre. Sur l'une se trouve la statue da la Vierge Immaculée au pied de laquelle pend une large pancarte avec cette inscription : "Auxilium christianorum" (Secours des chrétiens). Sur l'autre colonne beaucoup plus haute et plus grosse, se tient un ostensoir de grandeur proportionnée à la colonne et dessous une autre pancarte avec ces mots : "Salus credentieum" (Salut des croyants).

Le commandant suprême sur le grand navire, c'est le Pontife Romain qui voit la fureur des ennemis et la situation critique en laquelle se trouvent ses fidèles. Il songe à convoquer autour de lui les pilotes des navires secondaires (c'est-à-dire les évêques) pour tenir conseil et décider ce qu'il faut faire.

Tous les pilotes montent à bord et se rassemblent autour du Pape. Ils tiennent conseil, mais la furie du vent augmentant toujours plus et devenant tempête, ils sont renvoyés au gouvernement de leur propre navire (2). Le calme étant quelque peu revenu, le Pape rassemble pour la seconde fois autour de lui les pilotes (3), tandis que le navire amiral poursuit sa course. Mais la bourrasque revient, épouvantable. Le Pape se tient à la barre et tous ses efforts sont dirigés pour placer le navire au milieu des deux colonnes, du sommet desquelles pendant tout autour de nombreuses ancres et de gros cochets attachés à des chaînes.

L'assaut : Les navires ennemis se mettent tous en mouvement pour l'assaillir et tentent par tous les moyens de l'arrêter et de le faire sombrer. Les uns avec des écrits, avec des livres, avec du matériel incendiaire dont ils sont remplis et qu'ils cherchent à répandre à bord, les autres avec des canons, avec des fusils et avec leur éperon. Le combat devient de plus en plus acharné. Les proues ennemies le heurtent violemment mais leurs efforts et leurs attaques s'avèrent impuissants. En vain il renouvellent leurs assauts gaspillant toutes leurs munitions et leurs efforts.

Le grand navire s'avance en sûreté et liberté sur son chemin. Il advient quelquefois que, frappé de formidables coups, il reçoit dans ses flancs une large et profonde blessure, mais à peine le dégât s'est-il produit qu'un souffle de vent provient des deux colonnes que les voies d'eau se referment et que les trous se bouchent. En même temps, les canons des assaillants explosent, les fusils se brisent, ainsi, que les autres armes et les éperons. Beaucoup de navires se brisent et s'engloutissent dans la mer.

Alors, les ennemis furieux se mettent à combattre avec les armes courtes et avec les mains, les poings, avec les blasphèmes et les malédictions.

Le Pape est frappé : "Et voilà que le Pape gravement blessé (4) tombe. Aussitôt ceux qui sont avec lui accourent pour l'aider et le relever. Le pape est frappé une seconde fois, tombe de nouveau et meurt.

Un cri de victoire et de jubilation s'élève dans le camp des ennemis ; sur leurs navires se répand une indicible jubilation.

Mais le Pontife à peine mort, un autre Pape prend son poste. Les pilotes rassemblés l'ont élu tellement rapidement que l'annonce de la mort du Pape parvient avec la nouvelle élection de son successeur. Les ennemis commencent à perdre courage.

La Victoire : Le nouveau Pape écarte et franchit tous les obstacles, dirige le navire jusqu'aux deux colonnes et arrive au milieu d'elles.

Avec une chaîne qui pendait à la proue, il l'amarre à une ancre de la colonne sur laquelle se trouve l'Hostie ; avec une autre chaîne qui pendait à la poupe, il l'attache par la partie opposée à une ancre appliquée sur la colonne où est placée la Vierge Immaculée.

Alors succède un grand revirement. Tous les navires, qui jusqu'alors, avaient combattu contre le navire amiral sur lequel se trouvait le Pape, s'enfuient, se dispersent, se heurtent et se fracassent mutuellement les uns contre les autres. Quelques navires qui ensemble ont combattu valeureusement avec le Pape viennent pour s'amarrer avec le premier aux colonnes.

Beaucoup d'autres navires qui, s'étant retirés par peur de la bataille, se trouvent à grande distance, se tiennent dans une observation prudente, jusqu'à ce que soient engloutis les vaisseaux ennemis dans les gorges de la mer ainsi que toutes les épaves des navires détruits. Alors, à pleines voiles, ils voguent vers les deux colonnes. Arrivés là, ils s'attachent aux anneaux qui pendent et demeurent tranquilles... en sécurité autour du navire amiral sur lequel se tient le Pape.

Sur la mer règne un grand calme, un calme souverain.

Commentaire de Don Bosco.

Don Bosco arrivé à ce point interroge don Rua (5) : "Que penses-tu de ce récit ?"

Don Rua répondit : "Il me semble que le navire du Pape c'est l'Eglise, dont il est le chef. Les navires sont les hommes ; la mer, le monde. Ceux qui défendent le grand navire sont les bons, affectionnés au Saint-Siège ; les autres sont les ennemis qui, avec toutes sortes d'armes, s'efforcent de l'anéantir.

Les deux colonnes du salut me semblent être la dévotion à Marie Immaculée et au Très Saint Sacrement de l'Eucharistie."

Don Rua ne parla pas du Pape tombé mort et don Bosco se tut également sur cela. Il ajouta seulement : "Tu as bien dit. Il faut seulement corriger une expression. Les navires ennemis sont les persécutions. Il se prépare de grandes épreuves pour l'Eglise. Tout ce qui fut est quasiment rien comparé à ce qui doit arriver. Les adversaires sont représentés par les navires qui tentent de faire couleur, s'ils le pouvaient, le navire amiral. Deux seuls moyens restent pour le sauver parmi ce grand danger et ce tumulte débordants : la dévotion à Marie Immaculée, la confession et la communion fréquentes. En outre, recourir à tous ces moyens et faire de notre mieux pour les pratiquer et les faire pratiquer partout et par tous. Bonne nuit!"

Le récit écrit plus haut semble "complet" pour ce qui regarde le nombre des Papes. On parle de deux Papes : le premier, frappé ; le second est victorieux.

Le texte original, l'italien, n'a pas employé le mot "blessé", "ferito" en italien. Il a employé le mot "colpito", soit frappé, touché, atteint. Le Pape tombe, on le relève...; la bataille continue ; le Pape est "frappé" une seconde fois et meurt...

Le second Pape reprend la lutte et remporte la Victoire.
Est-ce "exact"? La question se pose. La réponse... est en attente !

A la page 172 du 7e volume, il y a une explication qui s'étend sur les deux tiers de la page.

La voici en bref... Trois jeunes religieux et une autre personne (les noms sont indiqués) en écrivirent une relation personnelle et la remirent au chroniqueur (6). Deux des relations furent écrites de suite, le jour suivant, soit le 31 mai. Les deux autres quelque temps après.

Le chroniqueur fait remarquer que, au sujet de ce récit et d'autres de don Bosco, certaines observations furent faites. Même si les relations furent écrites avec le désir d'être entièrement fidèles, des oublis, des imprécisions ont pu survenir...

Et le chroniqueur ajouta le récit suivant, à la suite du récit du songe que l'on a pu lire plus haut.

Voici la traduction du texte italien : "Il y eut qui déclara que les Papes qui se succédèrent au commandement du navire, furent trois et non deux. Le chanoine don Bourlot Giovanni Maria, qui fut curé à Cambiano, est du même avis En 1862, étant étudiant de philosophie, il fut présent lorsque don Bosco raconta le songe cité plus haut.

Il vint à l'"Oratoire"(7) en 1886, et tout en parlant au cours du repas avec don Bosco sur les impressions qui lui restaient de sa jeunesse, et l'assurant de la fidélité de sa mémoire, il en arriva à décrire le songe des deux colonnes au milieu de la mer.

Il affirma que les Papes tombés étaient deux.

A la chute du premier Pape, les pilotes s'écrièrent : "Dépêchons-nous : on aura vite fait de le remplacer (E presto fatto de rimpiazzarlo)"

A la chute du second, les pilotes accoururent mais sans prononcer cette phrase. Celui qui écrit ces mémoires était distrait à ce moment car il conversait avec son voisin de table (8).

Don Bosco lui dit : "Ecoute et fais attention à ce que dit don Bourlot."
Celui-là (le chroniqueur) lui ayant répondu qu'il connaissait suffisamment bien le fait par les documents qu'il possédait, et que selon lui les Papes du navire étaient seulement deux, don Bosco lui répliqua : "Je te dis que tu ne sais rien" (Ti dico che sai niente).

A la suite de ces paroles de don Bosco, le chroniqueur ajoute : "En 1907, don Bourlot revenu à l'Oratoire répétait, avec exactitude, signe de sa bonne mémoire, après 45 ans (9), le récit du songe, soutenait que le chiffre des Papes était trois, rappelait notre contestation à ses affirmations et ses paroles."

"Avec tout ce qui regarde ces deux versions, laquelle sera la vraie ? Celle de la chronique ou bien celle du chanoine Bourlot ? Peut-être les événements donneront la solution du doute." (fin du texte)

         * 

Chaque fois que, par le passé, j'ai relu ce texte, je me suis dit : "Mais pourquoi ne se sont-ils pas donnés la peine d'interroger don Bosco à ce sujet ? Il me semble que j'aurais dit à don Bosco, si j'avais été le chroniqueur (et même si je ne l'avais pas été) : "Don Bosco, que voulez-vous dire par le "Je te dis que tu ne sais rien ?". Si don Lemoyne ne... sait rien, lequel des deux a raison ? etc..."

Il est curieux que don Bosco n'ai pas précisé, "éclairé" les doutes... Qu'avait-il vu ? Pourquoi ne se risqua-t-il pas de dire ce "qu'il aurait vraiment vu" ?

Il avait sûrement tenu le silence à ce sujet intentionnellement... Je permets d'indiquer un texte plus récent au lecteur de ces lignes. Ce ne sont pas des paroles de don Bosco, mais celles du Pape Jean Paul I à Monsigneur Ottavio Michelini, que l'on trouve dans le livre "Confidence de Jésus à ses prêtres et à ses fidèles". (10)

Message du 2 octobre 1878 (dans le texte français, aux pages 333-334)

Je note ici quelques passages, pour venir en aide au lecteur. Voici :
"Ecris, frère don Ottavio, je suis le Pape Jean Paul I.

Des Papes qui t'ont parlé, je suis le plus récent. Mais cela n'a pas d'importance. Même si mon pontificat a été bref, à peine suffisant pour me rendre compte de l'énorme tâche qu'est celle d'un Pape, à peine suffisant pour me rendre compte que l'obscurité enveloppe toute l'Eglise, du sommet à la base.

Je savais et connaissais en partie les complots que le Malin était en train d'ourdir depuis longtemps pour s'emparer de l'Eglise du Christ, mais que sa malignité et sa hardiesse en fussent arrivées à ce point, vraiment je l'ignorais.

Dieu tout-puissant, par mon élection comme successeur de Pierre- car Dieu l'a voulu plus que les hommes - voulait donner à l'Eglise et au monde un ultime témoignage de son infinie miséricorde, mais les hommes qui se trouvent à la tête de l'Eglise ont dit non à Jésus et à sa Mère et, en tant que serviteurs de Satan, ils ont résolu de livrer l'Eglise, mystère de salut et de miséricorde, aux mains du Prince des Ténèbres.

Encore une fois, Satan a défié Dieu, en ourdissant un complot qui, par la malice, l'embûche et le chantage, est sans précédent, privant l'Eglise de son Pasteur légitime dans le but de la faire tomber dans le chas.

Frère don Ottavio, ce crime, ou plutôt cette chaîne de crimes, car celui-là est le premier d'une longue série, ne fait que précipiter les délais, de sorte que maintenant tu pourras mieux comprendre la série des Messages des Suprêmes Pasteurs de l'Eglise"...

                                                               
* 

Des livres ont été publiés sur le Pape Jean Paul I. Il passa 33 jours à servir l'Eglise à son sommet...
En 1984, une dame française m'envoya un livre écrit sur ce Pape...
Fin 1994, j'en eus un autre qui relate des enqu
êtes plus serrées,
approfondies..

La traduction française fut publiée en 1989, aux Editions Robert Laffont. Son auteur John Cornwell. Titre : "Comme un voleur dans la nuit". Sous-titire : "Enquête sur la mort de Jean Paul I".

L'auteur indique assez fréquemment les autorisations officielles d'enquête qu'il obtint de l'Autorité... J'ai lu peu à peu ce gros volume de 364 pages. On a si souvent le coeur très serré en lisant ces pages.

L'auteur résume à la fin. Il n'a pas pu dégager de ses nombreuses enquêtes une évidence convaincante d'une mort subite par attentat... matériel. Il termine en montrant le "poids de douleurs, de peines qui affligeaient le coeur de l'humble Pape". Ce poids, ces poids étaient alourdis encore davantage par son... "environnement".

A ses deux secrétaires privés, il "annonça" que "son temps serait bref". Peu d'heures avant sa mort, il leur parla de la très douloureuse souffrance qu'il avait eue dans la journée... Au sommet de l'Eglise, un certain nombre le regardait comme un petit pape sans prestance, aux minables petites allocutions...
Il avait refusé, écarté son élection, disant qu'il était incapable... Il fut réélu...
Son coeur humble, sensible, fut "frappé".
Il faut si aimé par les petits, les humbles.


Corée du Sud, Anyang, le 17 mars 1995.
Il y a un an, à cette même date, se
déclencha dans l'Eglise de Corée, une
virulente attaque contre l'oeuvre écrite
par Maria Valtorta. Attaque menée par
une évêque coréen... Le Vatican donna
la réponse et le calme revint.

(1) En italien : giovani, les jeunes, soit les élèves de l'Institut, le tout premier, fondé par don Bosco. Il lui donna le nom de "Oratorio". Il y avait et l'Ecole professionnelle et celle des "Humanités Gréco-latines".
(2) Cincile Vatican I...!
(3) Concile Vatican II... ! (ces deux remarques ont été notées dans le texte français imprimé)
(4) Le texte italien dit "colpito", soit "frappé, touché, atteint". Il ne dit pas "blessé", en italien "ferito"
(5) Don Michele Rua, le bras droit de don Bosco et son premier successeur. 
(6) Don Lemoyne Giovanni Battista.
(7) "L'Oratorio", à Turin, dont j'ai donné une explication au début de ce texte. C'est là que don Bosco vécut toute sa vie et y mourut le 31 janvier 1888.
(8) Don Lemoyne prenait donc part au m
ême repas.
(9) De1862 à 1907.
(10) Editions du Parvis - CH 1648 - Hauteville - Suisse.

 

"Les Manifestations Eucharistiqeus du Jeudi 24 novembre 1994
Commentaires sur les faits du 24 novembre 1994"
Père Raymond Spies, Anyang, Corée (6 décembre 1994)

Pourquoi le 24 novembre ? Deux ans plus tôt, jour pour jour, le 24 novembre 1992, j'avais rendu visite à l'Archevêque de Kwangju. J'avais intentionnellement choisi un '24' car, dans les deux grandes Familles Salésiennes fondées par St Jean Bosco, '24' est un nombre plein de sens : la fête officielle et liturgique de la Vierge Marie, invoquée sous le titre de "Marie Auxiliatrice" ou de "Marie Secours des Chrétiens" a été fixée au 24 mai.

Saint Jean Bosco avait une profonde et filiale dévotion envers la Vierge Immaculée qui lui confia la mission de La faire invoquer sous le titre de "Marie, Secours des Chrétiens" car des temps de plus en plus douloureux arriveraient pour l'Eglise tout entière et pour chaque chrétien en particulier. Le 26 mai 1862, dans un songe fameux, St Jean Bosco vit une grande lutte navale, symbolisant le conflit acharné de Satan et des siens contre l'Eglise de Dieu. Le songe lui montra que la Victoire serait remportée par la vraie dévotion à Jésus-Eucharistie et à Marie Immaculée, Secours des Chrétiens.

Je choisis donc pour rendre visite à l'Archevêque de Kwangju cette date du 24 qui commémore chaque mois, pour les Salésiens, la puissance maternelle de la Vierge, Secours des Chrétiens.

Après ma visite, je me rendis à Naju où m'attendaient Julia, son mari Julia, et le si fidèle serviteur de la Vierge, Park Lubino.

Nous nous rendîmes à la Salle de la Vierge pour y réciter pieusement le chapelet. Puis, nous nous approchâmes de la Statue, tout en causant de la Vierge... A un certain moment, Julia, Julio et Pak Lubino me dirent : "Père, ne prendriez-vous pas la Statue dans vos bras ? La Vierge nous donnerait peut-être un signe d'amour ?"

Je répondis gaiement : "Bien sûr qu'Elle nous le donnera !" Et, en effet, à peine avais-je soulevé la Statue que le trio cria joyeusement : "Père, l'huile coule !" L'émotion fut grande. Et l'huile coula, coula, donnant son parfum.

Une année passa... on entra dans la deuxième année, je comptais les mois... on arrivait à la fin du 23e mois... Il ne restait plus que quelques jours.

Le jeudi 21 octobre 1994, j'eus à me rendre à la Pro-Nonciature. Le Pro-Nonce me remit deux documents de clarification, provenant de la Sacrée Congrégation pour la Doctrine de la Foi. Ils concernaient l'Oeuvre écrite par Maria Valtorta.

En causant avec le Pro-Nonce, je lui dis que j'avais fixé de me rendre à Naju le 24 novembre. Comme il avait déjà eu l'intention de faire une visite privée à la Vierge de Naju, il fut établi que nous irions ensemble ce jour-là.

Quand j'avais fixé pour mon pèlerinage à Naju la date du 24 novembre 1994, j'avais pensé faire une visite de remerciement à la Vierge pour le deuxième anniversaire de l'huile parfumée, au cas où l'huile coulerait jusqu'à ce jour-là... mais, dans son Message du 23 octobre 1994, la Vierge en décida autrement.

A plusieurs reprises, une même pensée me vint à l'esprit : "La Vierge donnera-t-Elle un autre signe le 24 novembre ?"

Le jeudi 24 novembre 1994 arriva.

Quand le Pro-Nonce, le secrétaire de la Pro-Nonciature et moi-même arrivâmes près de l'entrée de la Salle où se trouve la Statue de la Vierge, nous nous rendîmes compte que l'air environnant était pénétré d'un très agréable parfum. Nous allâmes prier devant la Statue de la Vierge.

Peu à peu, d'autres pèlerins, prêtres et laïcs coréens, nous rejoignirent, ainsi que Julia et son mari.

Le premier prêtre qui arriva fut le Père Oh Sang-Tchöl Thomas Aquinas, curé à Sokcho, dans le diocèse de Chunchon (à la frontière nord-est de la Corée du Sud, près de la mer). Pour fêter l'anniversaire de son ordination sacerdotale (qui eut lieu le 24 novembre 1971) il avait décidé de se rendre à Naju, comme le lui avait suggéré une fervente chrétienne, Balbina. Il traversa ainsi toute la Corée du Sud, de l'extrême nord-est à l'extrême sud-ouest. Il fut le seul prêtre coréen qui assista aux deux miracles de ce jour-là.

Quant au bon et fidèle Père Aloysio Chang, curé à Kwangju, où était-il ? Son Archevêque lui avait interdit de se joindre aux groupes de pèlerins venant à Naju (ordre général). Ainsi par obéissance à son évêque, dès l'arrivée des pèlerins, il quitta la Salle de la Vierge et ne fut donc pas témoin des dons de la Vierge...

L'Abbé René Laurentin, dans son livre "Quand Dieu fait signe" (F.X. de Guibert, Paris 1993) parle avec compétence et clarté, de la Formation des Commissions d'Enquêtes (p.10 à 16). La commission d'enquête formée à Kwangju en novembre 1994 ne remplit pas les conditions jugées nécessaires par l'Abbé Laurentin.

Le Premier Miracle Eucharistique

Mais revenons dans la Salle de la Vierge. Après avoir prié quelque temps, Julia demanda au Pro-Nonce de poser une petite couronne sur la tête de la Vierge. Ensuite, chacun à sa place, pria en silence.

Je me trouvais dans le fond de la Salle avec Julia agenouillée à ma gauche. A un moment donné, elle me montra la croix placée au-dessus de la niche de la Statue, où on peut lire l'inscription en coréen : "Seigneur, donne-moi de cette eau". (Jn 4, 1-15) (Lire l'article intitulé : "4 février 1988, la dernière messe célébrée devant la Statue... qui versait de nombreuses larmes ce jour-là) et me dit à voix basse : "Père, il y a de la lumière qui descend de là-haut". Je regardai, mais bien sûr je ne vis pas ce que Julia voyait...

Après quelques instants, elle me montra de nouveau l'endroit d'où venait la lumière et me dit: "Père, je vais aller près de la Vierge".

Elle se leva et alla lentement devant la Vierge, salua profondément, s'agenouilla en s'asseyant à la coréenne, sur ses talons. Elle resta tout un temps en prière, regardant vers le haut.

A l'improviste, elle tendit brusquement les bras, les paumes de ses mains ouvertes, dirigées vers la croix. Elle resta un temps ainsi, puis s'affaissa subitement vers la gauche, s'appuyant sur son coude, l'avant-bras relevé et la main ouverte, donc les doigts relevés vers le haut. Sa main droite s'appuya sur la paume de sa main gauche comme pour y retenir, protéger "quelque chose" qui s'y trouvait.

Comme je viens de le préciser, les doigts de la main gauche étaient dirigés vers le haut, le majeur légèrement écarté, en retrait des autres doigts. On vit alors que la moitié d'une grande hostie (de celles dont les prêtres se servent pour célébrer la messe) s'était glissée entre l'index, le majeur et l'annulaire : elle était appuyée contre l'index et l'annulaire, mais retenue par le majeur légèrement écarté.

Je vais transcrire ici ce que Julia a écrit à ce sujet dans le premier Message de la Vierge, ce jour-là.

Julia : "Vers 11h 30 du matin, j'avais placé sur la Statue de la Vierge des Larmes un petit diadème, en compagnie du Pro-Nonce Apostolique, du secrétaire et du Père Spies.

Ensuite, nous nous retirâmes pour prier. Peu après, je dis au Père Spies, qui était à côté de moi : "Père, je vois une lumière qui descend de la croix." J'allai m'agenouiller devant la Statue et la croix suspendue au-dessus d'elle.

Quelques instants après, j'entendis la Vierge me dire : "Fais-toi bénir par le représentant du Pape et par ton guide spirituel pour que tes mains soient purifiées". J'allai m'agenouiller devant eux et me fis bénir. Ensuite, à ma demande, je reçus une autre bénédiction accompagnée d'une onction faite sur mon front et au creux de mes mains avec de l'huile de la Vierge que j'avais offerte au Père Spies il y a près d'un an et demi. Tandis que je priais à genoux devant la Vierge, une lumière émana de la Statue et vint s'unir à celle provenant de la Croix et j'entendis la voix douce et tendre de la Vierge. Mais sa voix avait quelque chose de suppliant.

La Vierge : "Ma fille bien-aimée ! Je viens faire une requête au représentant du Saint-Père que J'aime plus que la prunelle de mes yeux. Demande-lui de faire placer (Le verbe "maryon hada" a les sens suivants : prendre des dispositions, pourvoir)un Tavernacle à côté de Moi. Je leur (les dirigeants responsables) ai demandé d'une façon si pressante de prendre soin de tant de mes brebis qui se dirigent vers l'enfer...(Dis-lui que) Je me sens si seule en voyant combien sont nombreux les dirigeants qui Me négligent par crainte de perdre leur réputation et d'attirer l'attention du public... ..."

(pour la suite, voir le message complet).

Vers la fin du Message :

La Vierge : "Ma fille bien-aimée! Un prêtre en état de péché allait communier, mais comme cette Hostie ne pouvait pas vivre dans ce prêtre, Je me suis arrangée pour qu'elle soit remise au représentant du Pape et à ton guide spirituel, par l'intermédiaire de l'Archange Michel et ton intermédiaire. Prends-la vite dans tes mains".

Julia : "Comme je n'osais pas avancer les mains, saisie d'une crainte respectueuse, la Vierge insista en disant :

La Vierge : "Ne t'inquiète pas, prends-la et remets-la leur."

Julia : "Oui, Mère!" Tout en répondant à la Vierge, je tendis les mains. L'archange Saint Michel avait disparu et je reçus entre mes mains l'Hostie qui descendait au milieu d'une vive lumière. Après l'avoir reçue, je tombai à cause de cette forte lumière. Quand je revins à moi, le Pro-Nonce Apostolique, le secrétaire, le Père Spies, mon mari et quelques autres personnes m'entouraient, regardant l'Hostie que je tenais dans mes mains.

Sur l'Hostie on voyait le dessin suivant :

                                                  
C'était une grande Hostie divisée en deux morceaux. J'en tenais un dans chaque main. J'offris à Mgr le Pro-Nonce Apostolique celui de ma main droite que je retenais légèrement entre l'index et le médius, et au Père Spies l'autre morceau. Ils en distribuèrent alors des parcelles à environ septante personnes présentes, prêtres et laïcs. Mais tous deux gardèrent un dernier fragment d'hostie et les déposèrent dans la petite custode du Père Spies."

Les personnes présentes avaient assisté avec piété et profonde émotion à la réception du don eucharistique extraordinaire que la très Sainte Trinité avait octroyé par leur Fille Bien-Aimée, la Vierge Marie, et par l'intermédiaire de l'Archange Saint Michel.

Un détail important que Julia n'a pas noté, mais que toute l'assistance remarqua, fut qu'au moment où nous entourions Julia, une moitié d'hostie, qu'elle tenait entre ses doigts, se souleva d'elle-me^^me d'un mouvement brusque et rapide. Plusieurs personnes ne purent réprimer une exclamation de grande surprise. Puis, ce fut à nouveau le plus profond silence.

Julia était totalement épuisée par l'effort qu'elle faisait pour se maintenir dans la position pénible qui était la sienne. Mais, aidée par Julio, son si bon mari et par Pak Lubino, elle put se redresser peu à peu et offrir les deux moitiés de l'Hostie au Pro-Nonce et à moi-même.

Je fis savoir au Pro-Nonce ce que Julia me disait : distribuer des parcelles d'hostie aux personnes présentes. Je lui demandai aussi de me montrer l'effigie figurant sur sa demi hostie. Elle était telle que la représente le dessin de la page précédente. Il est un de nombreux dessins imprimés sur les hosties préparées par les religieuses en Corée.

Comme le mentionnent les notes de Julia reproduites plus haut, le Pro-Nonce et moi-même, après avoir distribué des fragments d'hostie, avons conservé chacun un dernier fragment que nous avons placés dans la custode que j'avais avec moi.

Après quoi, Julia nous dit qu'elle avait reçu de la Vierge un Message (voir sa relation ci-dessus). Julia parlait péniblement. Elle dit que la Vierge, s'adressant au Pro-Nonce, exprima le désir d'avoir un Tabernacle à côté d'Elle, qu'Elle demandait au "représentant du Pape" de L'aider à réaliser son désir qui jusqu'à présent avait été négligé par les dirigeants responsables.

Ensuite Julia nous dit qu'elle allait se retirer dans sa mansarde et essayer d'écrire le Message de la Vierge.

Le Deuxième Miracle Eucharistique

Julia : "Suite à la chute que je fis vers midi, à cause de la trop vive lumière qui descendit sur moi quand je reçus la première Hostie, ce fut au bras de mon mari et de Lubino que je voulus regagner ma petite chambre. Mais, au moment de quitter l'oratoire, arrivée sur le seuil de la porte, j'entendis de nouveau la voix de la Vierge qui m'appelait en disant : "Reviens vite devant Moi en tenant la main du représentant du Pape et celle de ton guide spirituel" J'obéis de suite et, en les tenant par la main, je les conduisis devant la Statue de la Vierge des Larmes. Je me mis à genoux, le Pro-Nonce et le Père Spies firent de même à mes côtés. Alors, la Vierge s'adressa de nouveau à moi, d'un ton aimable, tendre et affectueux.

Vierge : "Giovanni! (26. Julia ignorait le prénom du Pro-Nonce) Je te remercie d'avoir répondu à mon Appel. Tu es vraiment mon fils bien-aimé et privilégié. C'est avec une foi parfaite que tu M'as répondu en te confiant pleinement à mon Coeur miséricordieux. C'est pourquoi tu as été convié spécialement aujourd'hui ici, en tant que représentant du Souverain Pontife, mon fils aîné et fils aîné de l'Église.

Giovanni, mon fils bien-aimé ! Sois uni à ma pauvre fille qui se considère comme la plus insignifiante, la plus incapable, la plus faible qui soit en ce monde. Je te prie de venir à son aide pour sauver mes enfants de ce monde qui se trouvent dans le péché. J'ai demandé à plusieurs reprises que ma fille, celle que J'ai choisie, puisse rencontrer l'éve^^que du diocèse pour que ma Voix d'amour soit transmise avec plus de force au monde entier, en obtenant sa permission et l'approbation de l'Eglise..."

(pour la suite, voir le Message).

Pendant que Julia recevait ce Message, le Pro-Nonce, le secrétaire, Julio, Pak Lubino et moi-même étions là, agenouillés, près d'elle, dans le plus profond silence... Aucun bruit.

Je comprenais que Julia recevait encore d'autres Paroles de la Vierge. Elle restait immobile, les yeux fermés, els mains pieusement jointes. On pouvait lire sur son visage un intense et épuisant recueillement. Puis, elle ouvrit les yeux, regardant vers le haut comme au cours du premier miracle ; elle tourna un peu le visage vers moi, me regarda...

Voici ce qu'elle transcrivit de la fin du deuxième Message de la Vierge.

La Vierge : "Mes fils bien-aimés! Puisque Je serai avec vous, il faut que vous vous hâtier de transmettre mes Messages avec courage et prudence. Et maintenant, avec le Seigneur, Je fais descendre sur vous tous son Amour infini, sa Miséricorde, sa Lumière. Soyez en paix. Au revoir."

Julia : "A l'instant même où je répondis "Amen", une petite hostie descendit, entourée de lumière, apportée par l'Archange Michel. J'entendis la Vierge me dire "Reçois-la vite." Comme je tenais par la main le Pro-Nonce et le Père Spies qui m'entouraient, j'ouvris la bouche de peur de la laisser tomber à terre. Après un court instant, j'entrouvris la bouche et Mgr le Pro-Nonce retira l'hostie que j'avais sur la langue. Sept prêtres et plus de septante autres personnes en furent témoins.

Père Spies : "Aucune des personnes présentes ne remarqua l'arrivée de cette petite hostie ; il en avait été de même pour la grande hostie...

Julia ouvrit les yeux et me fit voir la petite hostie qui était venue se placer sur sa langue, non pas à plat mais presque à la verticale. Elle me fit comprendre qu'il fallait la retirer de sa bouche.

Je regardai le Pro-Nonce et l'invitai d'un geste à retirer l'hostie. Il la prit et la garda entre ses doigts un bon moment. Puis, elle fut déposée dans la custode.

Julia restait là, sans avoir communié...

Je me souvins alors que j'avais apporté deux hosties consacrées à l'intention de Julia toujours souffrante et condamnée à garder la chambre. Je déposai sur sa langue une des deux hosties. Elle était faite de farine de seigle et en avait la couleur. Après un moment de recueillement, Julia ouvrit la bouche à nouveau et nous regarda. L'hostie était toujours sur sa langue mais n'avait plus la couleur de seigle et elle avait considérablement épaissi, de 3 à 4 mm. L'hostie se montrait comme "chair". Nous recevions là un troisième miracle.

Seules les personnes proches de Julia purent le voir car elle referma la bouche après un court instant. Aucune photo ne fut prise, personne n'y avait pensé. Le calme et le silence régnaient dans la Salle de la Vierge.

Après s'être recueillie, Julia ouvrit les yeux et sans aucune aide, en un instant, elle se trouva debout. Elle conduisit alors le Pro-Nonce devant la Statue de la Vierge en lui tenant la main droite, puis elle appuya son pouce sur la main gauche de la Vierge pendant un moment. Elle fit de même avec moi.

Ayant retiré sa main de la mienne, elle me dit d'un air joyeux : "Oh ! Père, c'est grâce à la communion que vous m'avez donnée que mes douleurs disparurent et que j'ai pu me lever toute seule, spontanément, sans m'en rendre compte. Je me sens bien pour le moment."

Elle salua le Pro-Nonce pour le remercier et lui dire qu'elle allait se rendre dans sa mansarde pour écrire déjà, en brouillon, les deux Messages. Elle quitta alors la Salle de la Vierge.

Vers 1h 30, le Pro-Nonce Apostolique, le secrétaire et moi quittâmes la Salle de la Vierge avec regret, le coeur submergé d'émotion causée par les extraordinaires signes d'Amour que le Seigneur et la Vierge nous avaient donnés.

Nous entrâmes dans le petit bureau contigu à la Salle de la Vierge.

Julia ne tarda pas à nous rejoindre, apportant le brouillon des messages qu'elle venait de recevoir. Elle nous fit connaître, en bref, les Paroles principales de la Vierge qui demande qu'un Tavernacle soit placé près de sa Statue (dans la Salle de la Vierge) et qu'on y célèbre la messe... Elle exprime sa grande tristesse en voyant que les dirigeants responsables négligent ses Appels par respect humain, eux qui devraient examiner et juger les faits en pasteurs...

Julia nous dit aussi que, tandis qu'elle était seule dans sa mansarde et écrivait les Messages, Satan lui jeta à la tête un vase de fleurs posé sur la commode : l'eau qui était dans le vase se répandit sur le texte qu'elle écrivait. Elle nous montra les feuilles défraîchies par l'eau.

Satan lui jeta encore à la tête deux objets durs, dont un chandelier en métal. En souriant, elle nous montra de la main l'arrière de sa tête encore douloureux où Satan avait frappé. C'est ainsi qu'il s'acharne sur elle.

A cela s'ajoutent les duretés et rejets de personnes qui devraient être bonté, paternité, réconfort, lumière pour cette petite âme, chrétienne depuis quelques années seulement et qui, à l'improviste, fut choisie comme âme victime...

                                                                                                                   Le 6 décembre 1994
                                                                                                                 Père Raymond Spies,
                                                                                                               Anyang, Corée du Sud

Note : A propos de la "petite hostie" que Julia reçut lors du deuxième message le 24 novembre 1994, le Pro-Nonce me fit remarquer le détail suivant au cours de la visite que je lui fis le 25 février 1995 :
"Julia tenait de sa main droite votre main gauche et de sa main gauche ma main droite. Son visage était levé vers la croix qu'elle fixait sans bouger. A un moment donné, Julia tira sur ma main et la vôtre, comme dans un soubresaut. Un moment après, elle entrouvrit la bouche un court instant, puis l'ouvrit complètement. Nous vîmes alors la petite hostie dressée sur sa langue."
En mars 1995, je rencontrai à nouveau le Pro-Nonce, Il me reparla de cette petite hostie et m'expliqua qu'il avait vu un bout de vidéo pris dans la Salle de la Vierge quand je venais de donner l'hostie à Julia : on voit qu'elle eut comme un sursaut, puis elle montra au Pro-Nonce, à moi-même ainsi qu'aux personnes présentes l'hostie qu'elle avait sur la langue et qui s'était transformée en "chair" en atteignant plusieurs millimètres d'épaisseur.

 

"Annexe au Message du 18 janvier 1995 : La Vierge de Naju et
le monde entier"      
Père Raymond Spies, Anyang, Corée (janvier1995)   


Grande douleur de la Vierge qui pleure en parlant à Julia du tremblement de terre qui a secoué la ville de Kobe, au Japon, quelques jours avant.

Ce Message rejoint celui qu'Elle a donné dans la cathédrale de Tokyo, le 15 septembre 1993 aux prêtres du Mouvement Sacerdotal Marial (MSM), par l'intermédiaire du Père Stefano Gobbi.

Père Spies : "Julia est sans cesse dans sa petite mansarde, souffrant toujours douloureusement. On peut dire désormais qu'elle est devenue une "âme victime". La Vierge, bien souvent, l'encourage à accepter et à Lui offrir de telles souffrances pour L'aider à sauver les âmes. Elle accepte toujours.

Au moment où j'écris ces lignes, (28 février), Julia est à nouveau hospitalisée. Les docteurs, en dépit des appareils scientifiques dont ils disposent, ne savent pas toujours trouver la cause des maux qui affligent si lourdement Julia et doivent alors se limiter à les constater... Le démon, lui, les connaît très bien...

Quand je vais la voir, je la bénis d'abord, puis je passe à l'exorcisme. Seule l'intervention du Ciel chasse le démon et permet par après à Julia de se lever.

Cette explication aidera le lecteur à comprendre ce qu'à écrit Julia en tête du message et les Paroles que la Vierge lui adresse.

Julia : A
lors que je continuais à souffrir, voilà que je me sentis fortement appelée par la Vierge. Me trouvant dans l'impossibilité de me mouvoir par moi-même, une dame chrétienne me soutint pour me permettre de me rendre à la Salle de la Vierge. A peine eut-on ouvert la porte que je sentis un très fort et agréable parfum de rose et je vis la Statue de la Vierge rayonnant de lumière. Je me mis en prière, après avoir offert un cierge. C'est alors que j'entendis une voix belle et tendre, en provenance de la Statue.  (... )  Message du 18 janvier 1995

Père Spies :

Cette relation entre la Corée et le monde entier ne sous est pas venue rapidement à l'esprit, à Julia et à moi...

Dès 1987, deux ans après les premières larmes du 30 juin 1985, je commençai à faire connaître les Messages de Naju aux bienfaiteurs et amis de notre Oeuvre (en faveur des plus démunis). Je les fis connaître aussi à plusieurs de mes anciens professeurs prêtres, à des amis prêtres.

Puis, peu à peu, le cercle s'agrandit. Une publication restreinte parut en français et en allemand aux Editions du Parvis à Hauteville, en Suisse. Puis au Canada (en français), en Italie, Colombie, Philippines, Indonésie, Belgique (en flamand), Etats-Unis, Pologne, Japon, Hongrie. Chaque fois dans la langue de ces pays.

Une édition belge, dix mille exemplaires, est sortie de presse, en ce début de mars 1995, aux Editions Hovine à Marquain. Une autre est en préparation en France. La Vierge insiste sur l'urgence de diffuser rapidement les Messages dans le monde entier. Mais Satan ne se fatigue jamais et cherche à freiner...

La traduction chinoise se prépare à Taipei, Taïwan.

Le Message du 18 janvier 1995 se termine par ces paroles : "O tous mes enfants du monde entier ! Comme il est encore temps, accueillez volontiers les Messages de mon Amour que Je vous transmets par l'intermédiaire d'une petite âme et revenez vite dans mon sein qui vous servira de refuge.

Comme Je l'ai dit autrefois, Je ferai rayonner à travers la Corée la Victoire de mon Coeur Immaculé et la lumière de la miséricorde dans le monde entire. Sans tarder, fais savoir à tous mes enfants du monde qu'il faut veiller et prier."

Dans d'autres Messages précédents, la Vierge répète les mêmes mots : mon Amour, ma Victoire, ma Lumière... sur le monde entier.

Je vais citer ici quelques-uns des textes principaux :

Le 17 septembre 1991, au début du Message, la Vierge dit : "Moi qui aime tant la Corée, ma puînée, Je ferai en sorte que mon Amour et ma Victoire se répandent dans le monde entier en passant par la Corée". Et la Vierge termine son Message en disant : "Je répandrai le puissant parfum de ma Maternité dans tous les pays du monde".

Le 17 septembre 1991, au début du Message, la Vierge dit : "Moi qui aime tant la Corée, ma puînée, Je ferai en sorte que mon Amour et ma Victoire se répandent dans le monde entier en passant par la Corée". Et la Vierge termine son Message en disant : "Je répandrai le puissant parfum de ma Maternité dans tous les pays du monde".

Le 4 novembre 1991 : "De cette petite terre, de cette terre fécondée par le sang de tant de martyrs, partira la lumière qui éclairera le monde entier, et cela par l'intermédiaire de mes petites âmes insignifiantes. En outre, mon Coeur Immaculé remportera la Victoire à coup sûr en union avec le Triomphe du Christ".

Le 25 novembre 1991 : "... J'appellerai et rassemblerai tous mes enfants du monde pour leur faire voir un miracle étonnant d'Amour".

Voici un rappel de certains miracles :

Le 16 mai 1991, au cours de la messe célébrée à la paroisse du Saint-Rosaire à Naju pour des pèlerins philippins, l'hostie que Julia avait reçue à la communion se transforma en sang.

Le même miracle se reproduira, à Lanciano, Italie, le 2 juin 1992, dans la paroisse où il y a des siècles, il y eut un double miracle eucharistique.

Un troisième miracle eut lieu le 24 septembre 1994, à la paroisse du Saint-Rosaire à Naju. Il y eut aussi un Message.

Un quatrième miracle se produisit le 2 novembre 1994, dans une paroisse de Honolulu, à Hawaï. Il y eut aussi un Message.

Entre les deux premiers miracles et les deux suivants, la Vierge en fera d'autres (au cours des mois d'avril, mai et juin 1993) : une hostie sera visible sur une main, ou sur les deux mains, de Sa Statue.

Le 27 juin 1993, fête du Saint-Sacrement et Journée du Pape en Corée, Julia reçut un Message pour le Pape, la Vierge promit un signe spécial d'amour pour lui ; Elle suggéra à Julia, après réception du Message, de prendre quelques photos de la Statue. Chacune des trois photos prises fera voir, à la droite de la Vierge, un calice surmonté d'une grande hostie. (Lire à ce sujet les explications données à la suite du Message du 27 juin 1993 et voir les photos.)

Le 24 novembre 1994, à Naju, deux Messages, deux manifestations de l'Eucharistie, vues par les personnes présentes ce jour-là (le Pro-Nonce Apostolique, son secrétaire, plusieurs prêtres, quelques dizaines de pèlerins). C'est par Julia que la Vierge donna les deux manifestations.

Je pense pouvoir dire que la Corée (du Sud) a été spécialement privilégiée par la Vierge en recevant, par son intermédiaire, tant de signes eucharistiques. Elle nous ramène à la source même de l'Amour Infini, à sa Présence d'Amour continuelle... La Vierge nous rappelle que le Triomphe de Jésus, sa Victoire et la Lumière qu'Elle nous donne, et ne cessera de nous donner, passeront par l'Eucharistie, surtout par l'Eucharistie...

Dans son Message du 23 novembre 1978, Jésus dit à Mgr Ottavio Michelini :

"De la Croix descend un torrent de Sang divin (Même pensée au début du Message de la Vierge à Naju, le 18 janvier 1995), et l'humanité pécheresse et rebelle peut se plonger dans un bain purificateur. J'ai fait cela et Je continuerai à le faire jusqu'à la consommation des siècles !...

Je serai au milieu de vous jusqu'à la consommation des siècles. C'est là un grand don, tel qu'aucun autre ne peut, Je ne dis pas, l'égaler, mais même seulement l'approcher de loin. En effet, avec Moi, Verbe éternel de Dieu fait Chair et présent au milieu de vous, vous avez tout ; avec Moi, en effet, que peut-il vous manquer?

Avec Moi, vous avez la vie, la voie, la vérité, la lumière, la force et la puissance pour abattre l'ennemi, l'eau qui désaltère, le pain qui rassasie, la sagesse, la justice, la paix, la miséricorde... Avec Moi, vous avez vraiment tout !"

En la fête du Christ-Roi, le 21 novembre 19913, dans un beau et très important Message (intitulé "Le Règne glorieux du Christ"), la Vierge nous dit par l'intermédiaire du Père Stefano Gobbi :

"Le Règne glorieux du Christ coïncidera avec le triomphe du Règne eucharistique de Jésus. Car, dans un monde purifié et sanctifié, complètement renouvelé par l'amour, Jésus se manifestera surtout dans le mystère de sa présence eucharistique. L'Eucharistie libérera toute sa divine puissance et deviendra le nouveau soleil, qui reflétera ses rayons lumineux dans les coeurs et dans les a^mes et aussi dans la vie de chacun, des familles et des peuples, qui formeront ainsi tous ensemble un seul troupeau, docile et doux, dont Jésus sera le seul Pasteur. C'est vers ces cieux nouveaux et cette terre nouvelle que vous conduit votre céleste Maman, qui vous rassemble aujourd'hui de toutes les parties du monde pour vous préparer à accueillir le Seigneur qui vient".

Le Père Stefano Gobbi vint en Corée du Sud fin septembre, début octobre 1987. La Vierge donna à Séoul, le 27 septembre, son premier Message. Je dégage ci-après quelques-unes de Ses pensées. Le titre donné à ce Message : "A tous les peuples de la terre".

La Vierge dit : "En cette terre, Je suis tellement aimée et vénérée. Mes enfants recourent à Moi avec l'amour qui jaillit de leurs coeurs simples, pauvres, humbles, et tous se réfugient sous le manteau de ma maternelle protection. Ici, ma présence donne vigueur et force à l'Eglise qui croît et se répand sur un terrain fécondé par le sang de tant de martyrs.

Autour de cette petite terre, qui est une portion privilégiée de mon céleste jardin, s'étend une région incalculable où domine le dragon rouge, mon adversaire...

Mais d'ici (Deux missionnaires salésiens travaillant en Corée partiront sous peu pour la Mandchourie. Des prêtres coréens du diocèse de Suwon sont envoyés en Chine.), ma Lumière et ma Victoire se répandront et recouvriront toutes les nations de ce grand continuent asiatique...

Je suis la Vierge Mère qui porte aide et salut à toutes les nations...

De ce qui arrive ici, toute l'Eglise doit maintenant comprendre que la présence de la Mère est indispensable pour son renouveau universel...

A travers toi (Père S. Gobbi), Je veux bénir la Corée, terre aimée d'un amour de prédilection par mon Coeur Immaculé, et toutes les nations du continent asiatique et du monde entier".

Le Message du 18 janvier 1995 de la Vierge à Julia est spécialement en relation avec le tremblement de terre qui secoua la ville de Kobe au Japon, peu de jours avant.

Je joins ci-après le Message qu'Elle donna à Tokyo le 15 septembre 1993 aux prêtres du Mouvement Sacerdotal Marial (MSM).

 

"MESSAGE DE LA VIERGE, aux Prêtres Japonais du M.S.M. par l'intermédiaire du Père S. Gobbi, à Toyo (Japon), le 15 septembre 1993"
Père Raymond Spies, Anyang, Corée

La Cause de ma grande douleur

"Je vous vois aujourd'hui réunis ici, fils de prédilection de mon Mouvement Sacerdotal Marial du Japon, en ce Cénacle de prières et de fraternité, et ma grande douleur est consolée par vous.

Une cause de ma grande douleur, ce sont tous mes pauvres enfants qui vivent encore immergés dans les ténèbres du paganisme et qui ne connaissent pas la Vérité de l'Evangile. En cette grande nation, presque tous se trouvent encore éloignés de la foi en Jésus-Christ, qui est venu dans le monde pour être votre seul Sauveur et votre seul Rédempteur. Je suis, aussi pour tous ces païens, une Maman préoccupée et anxieuse de leur salut. Je cultive dans leurs coeurs des semences de vie de bonté ; Je les aide à observer la loi que le Seigneur a gravée dans l'intime de chaque homme ; Je suscite en leurs esprits le désir de la Vérité et Je les conduis ainsi doucement à la rencontre avec mon fils Jésus. Et leur adhésion plénière et totale à l'Evangile sera une oeuvre extraordinaire de mon Coeur Immaculé.

Une cause de ma grande douleur est mon Eglise qui, dans toutes les parties du monde, traverse le Gethsémani douloureux et sanglant de sa grande tribulation. Tu as vu, mon petit enfant, comment, au Japon aussi, l'Eglise est menacée par la perte de la foi, par une diffusion toujours plus vaste et rusée des erreurs ; elle est déchirée dans son unité par la contestation et par l'opposition au Pape et à son Magistère universel ; elle est obscurcie dans sa sainteté par la diffusion des péchés et des sacrilèges. Elle est ainsi comme paralysée, et elle est fortement affaiblie dans son élan de l'évangélisation.

Une cause de ma grande douleur est la dureté de vos coeurs et l'incapacité d'accueillir ce que votre céleste Maman vous demande. Que de fois J'ai parlé, et on a refusé de Me croire ! Combien M'ont fermé la porte de leur coeur et n'ont pas voulu M'accueillir comme Maman dans leur vie ! Précisément en cette nation, Je vous ai donné un signe extraordinaire, en faisant jaillir plus de cent fois des larmes abondantes des yeux de la statue qui Me représente comme la Mère Douloureuse sous la croix de mon fils Jésus. Et Je vous ai donné aussi trois Messages pour vous avertir des grands dangers que vous courez.

Je vous annonce à présent que le temps de la grande épreuve est arrivé, parce qu'en ces années se réalisera tout ce que Je vous ai prédit. L'apostasie et le grand schisme sont sur le point d'éclater dans l'Eglise et le grand châtiment que Je vous ai annoncé en ce lieu est à présent à votre porte. Le feu descendra du ciel et une grande partie de l'humanité sera détruite. Ceux qui survivront envieront les morts, parce qu'on verra partout désolation, mort et ruine.

C'est pourquoi Je t'ai voulu encore une fois ici, mon petit enfant : parce que tu dois dire à tous que l'heure du châtiment est arrivée et que, pour être protégés et sauvés, vous devez tous entrer dans le sûr refuge de mon Coeur Immaculé.

Retournez dans vos maisons, mes fils de prédilection, et portez à tous mon Message, comme un appel suprême de votre céleste Maman, qui vous appelle tous et qui vous rassemble sous son manteau pour être consolés et défendus par Elle durant les épreuves douloureuses de ces derniers temps".

 

"Annexe au Message du 16 juin 1995 : La Vierge de Naju et
le monde entie
r
"      
Père Raymond Spies, Anyang, Corée (juin1995)   Message du 16 juin 1995

Père Spies : "En effet, le 16 juin 1995, les trois hebdomadaires catholiques de Corée publièrent une Ordonnance de l'Archevêque de Kwangju qui interdisait officiellement toute cérémonie en groupes à Naju le 30 juin, 10e anniversaire des premières larmes de la Vierge à Naju. Cette rude ordonnance cloua chez eux les curieux qui seraient venus. Les âmes aimantes et non apeurées vinrent, de la Corée et de l'étranger. La "terre" (ici les Grands de l'Eglise locale) était dure envers les Signes et les Appels du Ciel qui, Lui, fut aimant et donna plusieurs grands signes d'amour :

le 30 juin :

- le miracle du soleil au-dessus de la salle de la Vierge, pendant deux heures. Les coeurs, les yeux, les prières se tournèrent vers le Ciel, vers le soleil ;

- Le soir, le signe eucharistique durant la messe à la paroisse : l'hostie se transforma en sang sur la langue de Julia ;

le 1er juillet :

- Dans la Salle de la Vierge, à 3h 45, sept hosties descendirent de la croix qui surplombe la Statue de la Vierge et vinrent se placer "en belle position" au pied de la statue.

L'Archevêque ordonna d'absorber les 7 hosties. Il fut obéi : les deux premières furent données à deux prêtres étrangers, la 3e à Julio, les 4e et 5e à Pak Lubino et à Andrea (les aides auprès de la statue de la Vierge), la 6e à Lorenzo (chrétien âgé et très estimé à la paroisse de Naju) et la 7e à Julia.

A peine posée sur la langue de Julia, l'hostie se transforma en sang.

Il y avait 84 pèlerins dans la Salle, la moitié étaient des étrangers.

Tous purent voir le miracle. A plusieurs reprises, le prêtre de Singapour qui dirigeait la cérémonie préleva avec son doigt un peu de ce Sang sacré et le recueillit sur un linge. Ce linge est précieusement gardé.

- Vers 18h. des pèlerins étrangers constatèrent que la grand Statue de la Vierge qui se trouve à l'entrée de la Salle de la Vierge versait des larmes. Elle en versa jusqu'à 6h. le lendemain matin. Ce fut en présence de Julio, de Lubino et quelques autres personnes que les larmes cessèrent de couler. La "Terre" avait fait saigner les coeurs mais le Ciel entoura les "siens", aimants, fidèles, simples et petits, de son Amour et de sa Tendresse.

 

"Annexe au Deuxième Message du 30 juin 1995. Premier Miracle Eucharistique durant la messe paroissiale à 7h 30 du soir"
Père Raymond Spies (Missionnaire en Corée du Sud), Anyang, Corée (juillet 1995)  

Père Spies : "L'archevêque de Kwangju avait interdit, pour ce 30 juin, toutes messes privées ou en groupes, à Naju. Seule une messe concélébrée avec le Curé dans l'église paroissiale à 7h 30 du soir fut autorisée. Les déceptions furent nombreuses. L'obéissance fut entière. Seules quelques prêtres étrangers qui logèrent à Naju ce soir-là concélébrèrent avec le Curé de la paroisse. La messe fut dite en coréen.

Mon ami le Père Louis Bosmans, accompagné de son groupe, s'était, lui, rendu à Kwangju pour y célébrer la messe. De retour à Naju à temps pour la messe du soir, il décida néanmoins de ne pas concélébrer car il pressentait que le Ciel et la Vierge allaient intervenir à leur manière... Et il se rendit à l'église muni de sa camera...

Se plaçant un peu sur le côté, il commença à filmer en attendant l'événement qu'il entrevoyait. Quand ce dernier arriva, il provoqua un certain brouhaha (voir les notes de Julia ci-après). Le Curé intervint alors avec une telle rudesse pour ramener le silence que certains pèlerins étrangers en furent peinés jusqu'aux larmes. Mais dès qu'ils apprirent la raison du brouhaha, la tristesse qu'ils ressentaient fit place à la joie et à la reconnaissance.

Le Ciel se penchait à nouveau sur Ses enfants vraiment croyants, vraiment aimants, vraiment fidèles... La Glace disparaissait devant la Chaleur et l'Amour. Le Ciel réservait encore d'autres signes de tendresse et de bienveillance..."  (...) Message du 30 juin 1995 (2)
                                                                     *

Note du Père Spies concernant cette messe du soir :

"Le lendemain, 1er juillet, je célébrai la messe du Premier Samedi du mois dans ma paroisse de Ha-ou-hyon. Des dames, qui prennent habituellement part à cette messe, me parlèrent de la messe à Naju, la veille au soir, à laquelle elles assistèrent. La peine avait été vive chez les pèlerins qui se sentirent humiliés. Après la messe, certains étrangers, japonais, malais, allèrent pleurer devant le Saint-Sacrement...

Une de ces dames me dit : "J demandai au Curé de bénir Julia avant qu'elle ne quitte l'église." Le Curé me répondit : "Si l'Archevêque en donne l'autorisation"...

Julio, le bon et doux mari de Julia, récemment réélu pour la 3e fois, chef des chrétiens, s'en alla expliquer au Curé, avec sa bienveillance et son calme habituels, le motif du brouhaha qui s'était produit durant la messe. Le Curé ne s'était même pas soucié de s'informer.

La dame qui me fit ce récit se donna la peine de me fournir une relation écrite de tout ce qui s'était passé.

Mais les délicatesses ineffables du Ciel submergeaient tout ce manque d'amour sur terre, en ce jour du dixième anniversaire des premières larmes."

 

"Annexe au Message de Jésus et le Signe Eucharistique : les 7 Hosties
De la soirée du 30 juin jusqu'à l'aube du 1
er juillet 1995"

Père Raymond Spies, Anyang, Corée (septembre 1995)   

Père Spies : "Un bon nombre de pèlerins coréens et étrangers remplissaient la Salle de la Vierge : le groupe belge, prêtres et pèlerins de Singapour, du Japon et d'autres pays. Obéissance complète au verdict de l'Archevêque : aucune cérémonie de prières commémoratives." (...)Message du 1er juillet 1995

Père Spies : "Un film vidéo a été tourné. Ainsi que l'a écrit Julia, la Salle de la Vierge était pleine de monde. Le Père L. Bosmans était là avec son groupe de pèlerins belges. En entendant le petit bruit sec qui accompagnait les hosties descendant de la Croix, les pèlerins s'étaient redressés et criaient leur surprise. Ils virent les hosties descendre avec légèreté et se poser, joliment ordonnées, devant la Statue. Julia avait bien essayé de les recueillir dans ses mains, craignant qu'elles ne tombent à terre, mais elle ne réussit pas à détourner les hosties du chemin qu'elles devaient suivre... L'émotion, qui était à son comble, se calma peu à peu.

Vers 6h 30 du matin le 1er juillet, je téléphonai d'Anyang à l'hôtel où le Père L. Bosmans était descendu afin d'avoir par lui des détails sur la nuit de prières. Il rentrait précisément à cet instant à l'hôtel et me raconta ce qui s'était passé. Se trouvant près de Julia, il avait pu tout observer en détail. Avec son groupe, il ne quitta la Salle qu'après 6h du matin ayant prié toute la nuit.

Le mois de juillet est le mois consacré au Précieux Sang que Jésus versa pour nous jusqu'à la dernière goutte. Je remerciai Jésus et Marie de m'avoir inspiré de téléphoner si tôt le matin au Père Louis. Je pus ainsi Leur rendre grâce, moi aussi, et faire connaître ce grand don d'amour à mes paroissiens de Ha-ou-hyon que j'allais rencontrer pour la messe de 10h 30 en ce premier samedi du moi. (Depuis plus de 13ans, je célèbre une messe en l'honneur de la Vierge, tous les Premiers Samedis, répondant de cette manière au désir que la Vierge exprima à Fatima.)

De retour de Ha-ou-hyon, ce même jour, 1er juillet, vers 5h 30 de l'après-midi je reçus un coup de téléphone de Julio. Il me raconta qu'il avait fait part à son Curé, le P. Julien Kim, des faits qui s'étaient passés vers 3h 45, à l'aube de ce 1er juillet.

Le Curé lui dit, comme s'il avait le pouvoir de prendre une telle décision : "Si ces hosties, descendues devant la Vierge, sont de vraies hosties, elles doivent être placées dans un tabernacle, mais comme nous ne le savons pas, avale d'un coup, toi-même, les "sept". (Il ne dit pas "les sept hosties")

Je répondis à Julio que le Curé n'avait pas autorité pour "liquider" de tels faits d'une façon aussi expéditive. Je dis que j'allais prendre contact avec le représentant du Pape en Corée du Sud et je le fis. Puis, je communiquai à Julio la réponse : "Le Curé n'a aucun droit. La décision en revient à l'Archevêque ou à la Commission d'Enquête".

Julio transmit la réponse au Curé qui contacta alors l'Archevêque. Celui-ci répondit de suite : "Tu as bien parlé (au sujet des 7 hosties). Tu diras que les 7 hosties doivent être absorbées avant la fin de la journée (1er juillet). Ils sont libres d'obéir ou non".

Julio me communiqua de suite cette réponse et je la transmis à mon tour au représentant du Pape que j'avais contacté peu avant. Le conseil fut le suivant : "Obéir à l'Archevêque, rassembler le maximum de pèlerins dans la Salle de la Vierge, photographier les deux faces de chaque hostie ; qu'un des prêtres (étrangers) venus en pèlerinage distribue les hosties à sept personnes différentes et que chaque hostie soit photographiée sur la langue des sept personnes choisies ; que toutes les personnes présentes à ce moment-là témoignent par écrit de ce qu'elles auront vu et que copies de ces témoignages signés soient transmises à la Commission d'Enquête".

Julio, Pak Lubino et Andréa allèrent chercher les prêtres, pèlerins et chrétiens du voisinage ; tous vinrent de grand coeur. Quatre-vingt quatre personnes furent rassemblées dans la Salle de la Vierge.

C'est lors de ce retour vers la Salle de la Vierge que plusieurs pèlerins étrangers s'arrêtèrent devant la grande Statue de la Vierge qui se trouve à l'entrée de la Salle et remarquèrent des larmes sur son Visage. Ils le dirent dans leur langue à des pèlerins coréens qui ne comprirent pas tout de suite.

Mais le lendemain, 2 juillet, en quittant la Salle de la Vierge vers 6h. du matin, ils comprirent en voyant les larmes sur le visage de la Statue. Peu après, elles commencèrent à sécher et disparaître. Ces larmes couvrirent le visage de la Vierge pendant près de 12 heures. On peut aisément comprendre la raison de ces larmes!...

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Le rassemblement des pèlerins, la distribution des hosties

J'avais suggéré à Julio de faire avec les prêtres présents, seulement des étrangers, de Singapour, Guam, une petite cérémonie pleine de respect et d'amour, et de procéder avec ordre à la distribution des hosties : d'abord les deux prêtres étrangers, puis Julio, Pak Lubino, Andréa, Lorenzo et Julia.

La cérémonie commença dans la soirée, par des prières. Le Père Su, de Singapour, présidait. Plusieurs photos furent prises. A peine Julia eut-elle reçu l'Hostie que celle-ci se transforma en Sang. Le Père So eut l'heureuse idée de prendre avec son doigt un peu de ce Sang et de le montrer aux pèlerins présents. L'émotion était intense. Il répéta ce geste plusieurs fois et chaque fois, essuya le Sang avec un mouchoir (1). Julia reçut un Message de la Vierge (2). La Vierge répondait à l'impertinence et au défi qui Lui avaient été lancés: ... si ce sont de vraies hosties... avale cela... les sept... d'un coup... Elle dit clairement qu'on n'avait pas voulu croire et qu'Elle répondait... (3)bis.

Julia était si épuisée que Julio se fit aider pour la porter dans sa chambre.

Les pèlerins, de tout coeur, écrivirent leur témoignage. Les prières continuèrent. Puis, peu à peu, les pèlerins quittèrent la Vierge. Ceux qui avaient vu les larmes sur le visage de la grande Statue les reverront en quittant la Salle. Mais ce sera Pak Lubino et quelques autres personnes qui, partant les derniers, virent que les larmes séchaient. Il était environ 6h. du matin, le dimanche 2 juillet."

                                                                               
Conclusion

Les photos et films vidéos qui furent pris à cette occasion furent rassemblés et contrôlés ; une sélection fut faite. Un film vidéo spécial fut préparé, les photos les plus expressives rassemblées, le tout pour être répandu dans le pays et à l'étranger.

Le 7 juillet, le film vidéo était prêt et fut visionné par deux des Autorités supérieures ecclésiastiques du pays. J'étais présent à cette occasion. Une des deux Autorités de conclure, après la présentation du film : "Qu'avons-nous besoin de plus pour accepter les signes qui nous sont donnés ?..."

La Commission d'enquête avait préparé au début du mois de mai un questionnaire. J'en reçus deux exemplaires qui, en fait, auraient dû être adressés au représentant du Pape et à son secrétaire. Il y eut plusieurs interrogatoires. Parmi les personnes interrogées : Lorenzo, et le 23 juillet Pak Lubino. Mais pas une seule fois en ces dix années, les époux Julia et Julio ne furent convoqués !

Depuis lors jusqu'à ce jour, (27 septembre 1995) le Comité d'investigation ne semble pas avoir poursuivi son enquête.

Le 22 septembre, un évêque canadien célébra une messe à la Montagne de la Vierge avec prêtre âgé qui l'accompagnait. Dix-huit personnes assistèrent à cette messe, dont Julia et Pak Lubino. A la communion, l'Hostie que Julia reçut se transforma en chai, puis devint du sang.

Le 25 septembre, cet évêque me rendit visite en compagnie de Julia, du Père Chang et de Lubino. On me montra l'album de photos prises ce jour-là. Elles sont très belles et on y voit très bien la transformation. Julia m'en montra une en me disant : On voit sur ma langue "la chair" en forme de coeur...

L'évêque qui n'avait pas entendu cette phrase, me dit par après : "Je peux dire que j'ai vu... le Coeur de Jésus (sur la langue de Julia)"

C'est la première fois qu'un évêque put voir, à Naju, l'Hostie se transformer en chair et en sang.

Je priais sans cesse avec Julia, Julio, Pak Lubino et tant d'âmes, la Très Sainte Trinité de défendre la Vierge, de Lui donner la Victoire, de nous défendre ainsi que toutes les âmes qu'Elle veut sauver. Le Ciel a répondu par le Signe dont je parle ici, et par une "visite" spéciale dont on pourra parler plus tard.

Du parfum se dégagea aussi de la source de la Vierge, à la Montagne, au cours de la messe de l'évêque, le 22 septembre.

(1) Le mouchoir a été confié pour analyse au Bureau des enquêtes et recherches médicolégales de l'Université de Séoul, la plus célèbre université de Corée Sud. Une enquête avait déjà été faite en 1992 par ce même Bureau au sujet des larmes de sang de la Vierge ; les résultats furent positifs : c'était du sang humain.
(
2) Voir le Message du 2 juillet 1995.
(3)bis. On fit analyser le sang à l'Université Nationale de Séoul, la plus fameuse de Corée. On ne dit pas que "c'était du sang du Christ". Sans arrêt, du parfum s'en dégageait. Le 20 novembre 1995, on reçut le rapport après quatre moi d'analyse : sang humain, féminin.