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    1er janvier 1988
- Le chapelet offrant de l'Amour subjugue les démons.

10 janvier 1988 - Pour ne pas perdre jusqu'au mérite accumulé avec tant de peine.

30 janvier 1988 (1) - Suivez en petites âmes de Chemin de l'amour.

30 janvier 1988 (2) - Celui qui M'accueille, Son âme se transformera. Il verra le triomphe de mon                                     Coeur Immaculé.

4 février 1988 - Mes messages reposent sur l'amour, Si les âmes font pénitence en les mettant
                            en pratique.

5 juin 1988 - Je suis un donneur de sang pour laver vos souillures sordides. 

24 juillet 1988 - C'est moi, votre Mère, qui suis le lien qui lie le Ciel et la terre.
                            (l
e Ciel, le Purgatoire et l'Enfer)
                             
27 juillet 1988 - Ils sont si nombreux les péchés que les pécheurs commettent par les yeux, que,                             moi-même, je ne peux les voir en ouvrant les yeux,
 
29 juillet 1988
- L'avortement est l'homicide.

14 septembre 1988 - Même quand vous commettez des erreurs en abusant de votre libre
                                  volonté, Je vous aimerais toujours.

6 novembre 1988 - Les nations et les hommes s'unissant entre eux.

8 décembre 1988 - C'est pour que tu puisses abattre ton orgueil par tes fautes. on peut parvenir                                  par l'humilité.
 



Message du
1er janvier 1988

La Vierge pleure des larmes de sang. Elle saigne du nez.

Julia communique ce Message au Père Spies par lettre personnelle.


La Vierge dit:


 "Alors que les pays du monde entier cherchent à se mettre d'accord pour conserver la paix, vous, vous êtes toujours divisés sans pouvoir vous aimer les uns les autres, vous qui êtes frères de la même race, enfants d'un même Dieu.


Ma petite, Je fais appel à toi qui te considères la plus petite.


Prie pour que tout le monde se mette d'accord. Prie et fais des actes de pénitence; prie et fais des sacrifices. Fais savoir à tous les prêtres qu'il faut réciter le chapelet avec ferveur pour qu'il y ait l'union (dans le pays). Dis-leur de ne pas se laisser aller à la colère, se rappelant toujours les paroles du Seigneur sur la Croix.


Dis-leur de réparer les péchés des autres, péchés qu'ils commettent sans même plus s'en rendre compte. Mais ils se convertiront en leur temps.


Il était très grand le châtiment que le Père Eternel allait infliger (à la nation) au cours du violent et si douloureux conflit (de l'année écoulée). Cependant les sacrifices et pénitences que les petites âmes offrent avec Moi ont eu de la force (auprès de Dieu). Il faut pourtant encore davantage de mortifications.


Aujourd'hui, je vous réunis tous sous mon manteau. Fais savoir ceci à tous, toi qui connais les souffrances que J'endure pour que mes chers enfants puissent recevoir la lumière de mon Coeur Sacré et pour que mes larmes et mes larmes de sang ne soient pas vaines. Le chapelet, comme je vous l'ai dit autrefois, subjugue les démons. Dis à tous les fidèles de réciter encore un chapelet de plus. Si vous récitez davantage de chapelets, les offrant pour l'union de la nation, elle pourra échapper à la crise."


La Vierge pleurera du 1er janvier au 7 février 1988.

 


Message du 10 janvier 1988


Julia communique ce message au Père Spies par lettre personnelle.


La Vierge dit:
"Ma fille! Oublie ta faiblesse et souviens-toi davantage de mon amour. Comme mon amour est un appui pour ta faiblesse, sois donc humble en offrant tout ce que tu as.


Aime ce qui est petit et vide tout d'abord ton coeur. Alors seulement je pourrai agir en toi. Donne-moi tout, jusqu'aux souffrances que tu subis maintenant. En ce monde, il y a toujours des tentations à vaincre. Même les âmes saintes n'en sont pas exemptées.


Ma fille! Tu sais que j'éprouve beaucoup ceux de mes enfants qui m'aiment, n'est-ce pas! Tu éprouves maintenant les douleurs de l'enfantement. Je désire que beaucoup de mes enfants les éprouvent. Toutefois, tous, au contraire, me font souffrir. N'est-ce pas par les souffrances de l'enfantement que tu subis maintenant que s'en suivra une naissance?... Ton enfantement sera nécessairement accompagné de souffrances, mais j'espère que tu les supporteras bien, en pensant à la récompense que je t'ai préparée, pour sauver beaucoup d'âmes. Tu dois comprendre que tout se purifie dans l'amour, tout comme l'or se purifie dans le creuset.


Ma petite âme! Aussi nombreux que soient vos mérites accumulés, ils tomberont à l'eau les uns après les autres si vous négligez les petites choses et si vous médisez et critiquez les autres. Soyez lents à ouvrir la bouche et contrôlez vos langues avec prudence. Tu auras bien du mérite si tu passes sous silence les fautes d'autrui, quand tu auras envie de les juger. Sois de plus en plus sainte dans tes paroles et dans ta conduite.


O ma fille! Comme tu es impatiente! Je le suis, moi aussi! Mon Coeur éprouve une immense douleur à voir mes bien chers enfants qui devraient monter plus haut dans mon Amour, tenter au contraire de s'élever plus haut que les autres. Ils s'envient les uns les autres et leurs âmes sont minées en doutant de ma miséricorde.


Ma fille, pratique l'humilité. C'est ce qui me donne le plus de joie, Ne t'élève jamais.Vos petites mortifications, vos petites bontés, vos petits sacrifices et petites pénitences deviennent un baume pour mes blessures.


Ma fille, répand plus d'amour sur mes enfants qui travaillent avec toi. Et tandis qu'ils essayent de s'élever les uns au-dessus des autres, les démons de l'orgueil, de l'envie, de la jalousie les guettent. Toi, tu devras répandre ton amour sur eux par tes sacrifices.

N'ai-je pas te dire que tous les diables seront vaincus quand tu pratiques l'amour. En face de l'amourEn face de l'amour, n'importe quel démon est maîtrisé. Unissez-vous. Unissez-vous par le lien de l'amour réciproque. J'ai quelque chose à te montrer. Tu connaîtras ainsi ma volonté"


La Vierge montra à Julia la scène suivante :

Au sommet d'une haute montagne, il y avait un escalier de quatorze marches. A cet endroit, il y avait aussi un arbre. Chaque fois que nous acquérions des mérites, un fruit se formait, grâce à nos bonnes actions. Au contraire, lorsque par des paroles ou des actions, nous jugions mal les autres et commettions des péchés, les fruits des mérites acquis tombaient.


La Vierge m'a fait voir que beaucoup de fruits se forment lorsque nous faisons pénitence ; et lorsque nous faisons des sacrifices pour les autres, la lumière descend sur eux et les fruits des mérites se forment pour nous. Le chemin était difficile pour arriver jusqu'à l'escalier à gravir. Certains glissaient, tombaient à mi-côte, d'autres tournaient en rond alors qu'il fallait aller plus loin.


Je tremblais en voyant trop de gens qui dégringolaient tandis que la Vierge me parlait.


Au-dessus de la quatorzième marche (de l'escalier), il y en avait une quinzième : c'est là que se trouvait le Royaume des Cieux. Le Bon Dieu était là. Avec Lui, Jésus, la Vierge, Saint Joseph, tous les Saints et tous les Anges regardaient nos actions.


Celui qui meurt après avoir gravi ne serait-ce qu'une seule marche de l'escalier, passera par le purgatoire. Pour celui qui monte les quatorze marches, le ciel est proche.


La Vierge dit :

"Ma fille, as-tu vu?.... N'importe qui peut monter jusqu'à mi-côte, mais il est difficile de gravir les quatorze marches de l'escalier (le Calvaire de Jésus). Dis à tous d'agir de manière à ne pas perdre jusqu'au mérite accumulé avec tant de peine. Au revoir!"

 


Message du 30 janvier 1988 (1) -
[9:45 - 11:45 a.m.]

 

Je souffrais, parce que même les aides bénévoles se critiquaient, se jugeaient et ne pouvaient, enfin s'unir. Quand je commençais à souffrir les douleurs du Coeur Immaculé brûlant, jusqu'à vomir de l'eau excrémenteuse, la Vierge pleurante apparut avec tristesse et souffrance.


La Vierge nous aime tellement qu'elle nous parle même jusqu'à vomir du sang même pour sauver une seule âme. Mais les gens ne la comprennent pas ou ne la suivent pas. Elle essaye de les embrasser tous, mais ils refusent. C'est pourquoi, elle  ses bras sont très douloureux


La Vierge a soif, parce qu'il est si difficile d'achever l'unité; les gens font des promesses facilement mais ne les tiennent pas ; et il y a beaucoup de prêtres mais ils ne désaltèrent pas spirituellement leurs enfants bien-aimés.


La Vierge parle (aux bénévoles de Julia) (Julia communique aussi ce message au Père Spies par lettre):


La Vierge dit :   "Ne vous inquiétez pas. Beaucoup de prêtres seront persécutés, mais je vais les aider. Mes douleurs sont atroces, parce que trop de mes enfants ne comprennent pas mes messages. Priez beaucoup pour que les messages soient diffusés bien vite. Vous n'êtes pas venus ici selon votre volonté, mais par mon appel. Ne me laissez pas. Vous devez travailler avec Julia et l'aider. Je préparerai vos récompenses. Ayez donc confiance et suivez-moi. Plus vous souffrez, plus vous serez  récompensés.

Le devoir (d'état) n'est pas le même pour tous, c'est pourquoi une tâche différente est confiée à chacun. Ne repoussez pas les croix qui vous sont données. Je fondrai vos scories dans le haut fourneau de Mon amour pour vous purifier.


Mes enfants unissez-vous. Il faut que beaucoup de mes enfants s'unissent et qu'ils s'aiment les uns les autres ; mais Dieu a beau donner Son Amour, il n'est pas accueilli ; pour ce motif, même Dieu ne peut rien. Vous, vous êtes appelés comme apôtres de Mon Coeur Sacré puisque vous M'avez bien accueillie ; il faut donc que vous vous soulagiez les uns les autres. Ne pleurez pas et n'ayez pas de peine en voyant mes souffrances, mais annoncez les souffrances de Jésus dans le monde entier.


Certains prêtres et religieux manquent à la chasteté et ne sont pas fidèles à bien accomplir leur mission. Ces péchés sont comme des flèches qui blessent Jésus, ce sont des couronnes d'épines qui le torturent et aucun de ses enfants n'essuie son Sang. 


Il faut que les messages de mon Coeur Sacré se répandent rapidement. Tandis que mon Coeur se déchire et ma gorge brûle, il n'y a pas  beaucoup de mes enfants qui me désaltèrent. Unissez vos forces.


Qui est-ce qui me désaltère quand J'ai soif? Tandis que Je sens mes entrailles se déchirer à cause des avortements, combien en avez-vous empêchés?


Priez et faites des sacrifices sans cesse pour les prêtres. Faites pénitence pour eux afin qu'ils ne soient pas tentés par les démons. Mon Coeur a mal aussi en voyant les religieux réciter leur office divin par pure routine.


M'aimer sincèrement et aimer son prochain, c'est aimer mon Fils Jésus. Cet amour sincère peut seul apaiser la juste colère de Dieu. C'est lorsque les messages que Je vous donne seront annoncés dans le monde entier et mis en pratique, que la juste colère du Père sera apaisée et que l'effroyable châtiment mérité sera détourné.


Mes enfants bien-aimés, Je vous ai appelés par amour et Je veillerai sur vous jusqu'à ce que vous veniez à Moi. Suivez-Moi tout en restant dans mes bras et en me tenant fermement.


Quand vous vous sacrifierez et ferez pénitence, quand avec joie vous m'offrirez de pauvres âmes, alors Je vous conduirai. Je serai avec vous dans votre lutte contre Satan et l'esprit du monde, Je vous aiderai. Comme Je vous ai appelés à être apôtres de mon Coeur Sacré, les démons vous tenteront avec acharnement. Tenez-moi bien par la main afin de ne pas succomber aux tentations.

Ce pays (la Corée du Sud) est au bord de la division à cause de ceux qui se haïssent, s'envient, se jalousent les uns les autres. Vos sacrifices sont nécessaires pour garder l'unité. Vous devez donc travailler la main dans la main.

Frères d'un même pays, ne vous disputez pas par envie ou ambition, mais soyez unis par l'amour. Toutes les fois que vous commettez des péchés, mon Coeur Sacré en est déchiré et saigne inutilement.

Priez et récitez votre chapelet pour la conversion des pécheurs et pour la paix de votre pays et du monde entier. Comme Je vous l'ai déjà dit, ce pays sera délivré de sa crise si vous récitez davantage le chapelet. Ce pays triomphera de ses déchirements internes si vous vous unissez, montrant le bon exemple pour que tous fassent de même. Je viens à vous parce que J'aime la Corée, parce que Je l'aime beaucoup.

Si vous vous unissez et si vous vous aimez les uns les autres, vous pourrez vaincre toutes les tentations. Tenez-vous par la main, tenez-vous tous par la main comme Je vous tiens par la main. Si vous refusez de vous unir dans l'amour, Je verserai des larmes de sang et souffrirai davantage.

Faites-Moi l'aumône, faites l'aumône à la Mendiante du Ciel Réjouissez-vous à la pensée que vous vivrez dans mon Coeur Sacré. Prêtez attention aux choses du ciel, espérez les choses du ciel, dépouillez-vous de votre amour-propre. Avancez dans la voie de l'abandon de soi, suivez en petites âmes de Chemin de l'amour pour revenir dans mon Sein et devenir mes consolateurs."
 


Message du 30 janvier 1988 (2)
- [10:30 - 11:30 p.m.]

La Vierge dit à Julia qui endure de grandes souffrances

La Vierge:
"Ma fille bien-aimée, tu dois subir des souffrances, Je n'ai pas versé mes larmes en vain. Je t'ai appelée pour souffrir pour le salut de l'humanité, bien que tu sois faible et pauvre.

Que dois-Je faire si tu t'affliges? Ne t'afflige donc pas. Depuis bien longtemps, Je t'ai entraînée en te faisant passer par le feu de la Justice et par les souffrances. Tu as dit que Dieu est cruel et tu as raison.

Tout ce qui t'a été donné, oui, tout ce qui t'a été donné est ceci : La croix, instrument affreux de torture. Le coeur glacé et transpercé par la lance. Des douleurs atroces qui tordent tes membres et écrasent ton coeur. Ton coeur paralysé par d'innombrables flèches. Ton corps flagellé qui ne peut plus se tenir debout. Ta gorge qui brûle au point que tu ne peux plus avaler ta salive. Ta tête qui saigne, écrasée sous les épines.

Mais je te dis encore une fois que, grâce à tes souffrances, des aveugles de l'esprit verront la lumière, ceux qui sont liés au monde en seront déliés, beaucoup d'âmes plongées dans les ténèbres reviendront dans mon Sein Immaculé.

Ne t'afflige pas non plus à cause de nos adversaires. Ceux qui ont des oreilles entendront, ceux qui ont des yeux verront.

Celui qui accueille et met en pratique les messages que Je donne, M'accueille. Son âme se transformera. Il verra le triomphe de mon Coeur Immaculé.

O ma fille! Sois donc heureuse de souffrir. Donne-Moi jusqu'à la plus petite de tes souffrances. Aussi lourds que soient les fardeaux de la pénitence, Je serai avec toi qui gravis par amour le Calvaire avec Jésus. Au revoir."
 


Message du jeudi 4 février 1988

Voici le texte intégral de la lettre que Julia envoya en mars 1988 au Père Raymond Spies. Elle avait d'abord envoyé un premier texte. Sur son désir, le premier texte lui fut renvoyé. Julia le revit, le corrigeant de-ci, de-là. En effet, elle avait écrit le premier texte à un moment où elle endurait de grandes souffrances physiques.

Julia écrit : "Le Père Pha qui devait rencontrer l'Archevêque de Kwangju, passa d'abord par Naju et célébra une messe.

La Vierge, dans la soirée du 3, à partir de 9 heures environ, quitta sa place habituelle, se déplaçant vers l'avant  et resta ainsi tournée vers la porte.

Au moment où le Père Pha se revêtait des ornements sacerdotaux pour célébrer la messe, il se souvint de la Vierge tournée vers la porte.

Il pensa ainsi en lui-même : (La Vierge désire-t-elle rester dans cette position? Je pense que non, car elle aimera être tournée vers son Fils, présent dans le Saint Sacrement au cours de la messe. Vais-je la mettre sur l'autel, au centre, à l'avant, tournée vers les fidèles? Non, car elle tournerait le dos à son Fils et cette place est réservée au crucifix qui y est déposé. Vais-je la remettre moi-même à sa place? Non, ce ne serait ni poli ni aimable envers la Vierge, car si elle le veut, elle peut retourner par elle-même à sa place habituelle, de la même manière qu'elle s'est déplacée vers l'avant.

De plus, il y a ici les responsables habituels, Julia et Pak Lubino : C'est à eux qu'il revient de décider. Sur cette réflexion, le Père allait commencer la messe.

C'est alors que la Vierge donna la réponse par mon intermédiaire, par moi si peu douée. (Je m'étais assise pour assister à la messe car je souffrais beaucoup.

La Vierge dit : "Julia! Communique ce message au Père Pha : Je peux retourner seule à ma place, mais je désire y retourner par la main du Père.

D'ailleurs, il ne s'agir pas tant de ma place de statue que de ma place de Mère de l'Eglise.

Moi, qui devrais être honorée par tous, je me vois traitée avec dédain, j'en suis arrivée à être rejetée à l'écart, toute seule, les gens me soulèvent et me déposent comme bon leur semble et sans ménagement et se détournent de Moi.

Mon Coeur en souffre énormément. Aide-Moi. Ma fille, tu dois m'aider à l'arrière, avec des sacrifices accompagnés de souffrances."

Julia : "Oui, Mère! Je ferai votre volonté."

Lorsque le Père donna la bénédiction, à la fin de la messe, je tombai et entrai en extase.

La Vierge dit : "Regarde, ma fille! J'ai choisi de nombreuses âmes avec amour mais elles ont causé beaucoup de douleur à mon Fils Jésus par leur irrespect et par leur insolence traîtresse à l'égard de mes messages qu'elles délaissent, en se préférant à Lui.

C'est pourquoi mon Fils subit encore des souffrances sur la Croix, parce que ces âmes continuent à Le flageller, à Le mépriser et à L'outrager.

Ma fille! Oh, les pauvres âmes pécheresses! Oh, mes pauvres enfants qui vont à leur perte à cause de leur hypocrisie.

Mon Fils a payé un sacrifice bien cher pour sauver Ses enfants vivant dans le péché. Mais eux vivent dans l'indifférence, sans éprouver la moindre reconnaissance pour Lui.

J'espère que tu offriras encore plus  généreusement tes souffrances pour accomplir sans faute ma Volonté qui veut sauver beaucoup d'âmes.

Je souhaite aussi que vous croyiez que vos nombreuses souffrances accumulent au Ciel de nombreuses joies. Comme mes messages reposent sur l'amour, les âmes quelles qu'elles soient, seront comblées de miséricorde si elles font pénitence en les mettant en pratique.

Ma fille! Pour le moment je reçois de la consolation de la part d'une âme, petite et simple, celle du Père Pha. Cela, parce que j'éprouve de la joie en le voyant m'offrir avec ferveur sa fidélité et son amour.

Ma petite fille! Tu es, toi, ma fille, celle qui doit passer par la souffrance!
Veux-tu participer aux souffrances du Seigneur pour que toutes les âmes puissent revenir dans son Sein?"

Julia : "Oui, Mère."

La Vierge : "Je te prie de subir toutes ces souffrances pour le Pape, les cardinaux, tous les évêques, les prêtres et pour la conversion des pécheurs."

Julia achève sa lettre par ces paroles : J'éprouvai, comme des brûlures, les souffrances de la croix, celles de la couronne d'épines et celles du Sacré-Coeur (souffrances qui semblaient s'enfoncer en moi sous la forme de lances, de flèches, de couteaux tranchants).

Cela faisait environ 25 minutes que je souffrais que, le Père Pha, pris de pitié pour moi, me bénit. Un instant après, m'a-t-il dit, je cessai de souffrir.
 


Message : Fête-Dieu 5 juin 1988

(La Solennité du Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ)


    Ce Message est le premier et l'unique qui ait été donné par Jésus à Julia.

Je gardais la chambre depuis quelques jours à cause de douleurs si atroces que j'étais contrainte d'être aidée par d'autres personnes pour tous mes besoins et tous mes déplacements.

Mais aujourd'hui, étant donné que c'est une grande solennité, celle de la Fête-Dieu, je ne pouvais rester ainsi couchée.


Je priai alors avec d'autant plus de ferveur que je souffrais tant et avec l'espoir que Dieu laverait les souillures de mon âme pour faire de moi un instrument qui n'en soit pas indigne. Alors, quoique péniblement, je me rendis à l'église, soutenue par d'autres personnes, pour participer au sacrifice de la messe et y rencontrer Jésus.


Il m'était difficile de me tenir assise, mais je le pus quand même grâce à l'aide de Marthe, de Philippe et de Marc qui me soutenaient. Toutefois, sans l'amour de Jésus, je n'aurais absolument pas pu supporter les douleurs que j'endurais.


Pour ce motif, je les offrais en pleurant

Julia : ":Oh! mon Jésus! beaucoup de vos enfants vous désirent ardemment, mais ne vous rencontrent pas, car ils ne vous connaissent pas bien. Mettez en eux le feu de votre amour. Je vous offrirai mes douleurs pour qu'elles ne soient pas vaines, bien que je sois imparfaite. Aidez-moi, je vous en prie. Qu'en tout, votre volonté soit faite et non la mienne."

Au moment où, après la communion, je revenais à ma place, soutenue par Philippe et Marc, soudain, je sentis que ma bouche commençait à devenir toute pleine et qu'une forte odeur de sang (provenant de l'hostie) s'en dégageait.


En même temps je me sentis comme portée dans l'air avec un tel vertige que j'eus le sentiment de m'être affaissée sur le sol. C'est à ce moment-là que j'entendis une forte voix, celle de Jésus provenant du tabernacle:
 

Jésus : "Regarde mon Visage."


J'en fus stupéfaite et regardai du côté d'où venait la voix.

L'aspect de Jésus était pitoyable et le sang coulait d'une façon horrible à voir. Ce sang en coulant ne tombait pas à terre, mais allait finir dans un beau calice et une belle patène pour en devenir le Corps sacré et le précieux Sang et venir jusqu'à nous par les mains des prêtres. A côté se tenait la Vierge, notre médiatrice.
 

Jésus : "Pour sauver l'humanité tout entière, maintenant encore, Je suis cloué à la croix et Je verse mon sang pour vous. Ce sang d'amour n'a pas été versé en vain. Je suis un donneur de sang pour laver vos souillures sordides.

 

Je suis si affligé de voir que les âmes me reçoivent dans leur coeur par habitude et avec un manque total de sensibilité alors que mon sang précieux est un médicament très efficace qui, par les mains des prêtres, ouvre les yeux des âmes malades et réveille celles qui sont endormies.


Je désire verser tout mon amour dans toutes les âmes du monde. Aide-les à prendre part au banquet du paradis. Ma Mère Marie vous a recommandé de vous confesser fréquemment. Et pourtant la transfusion de mon sang ne se fait pas comme Je le désire car beaucoup de mes enfants ne se confessent que par pure forme ou veulent me recevoir sans passer par le sacrement de la pénitence.


Mais le sacrement de la pénitence reçu par pure formalité et sans aucun repentir M'outrage bien davantage. En outre, quand vous ne pouvez Me recevoir, repentez-vous sincèrement de manière à ce que Je puisse agir en vous par les sacrements.


Je voudrais verser mon amour tout entier sur tous mes enfants de la terre, mais Je te fais remarquer qu'un trop grand nombre de mes enfants ne peut me rencontrer n'ayant pas l'occasion de se confesser.


Ceux de mes enfants qui ne peuvent se confesser dans des cas de force majeure bien qu'ils se repentent de tout coeur et désirent me rencontrer dans la réconciliation peuvent me rencontrer dans la communion en me promettant de se confesser.


Toutefois s'ils ne tiennent pas leur promesse, ils commettent alors un plus grand péché, un sacrilège (communion sacrilège).


Au contraire, s'ils tiennent bien leur promesse, je mettrai en eux un feu d'amour plus grand que s'ils s'étaient confessés selon les formalités requises. Et cet amour est précisément celui qui m'a fait venir sur terre non pas pour appeler les justes, mais pour appeler les pécheurs.


Je souhaite que toutes les âmes, sans aucune exception, m'appartiennent. C'est pourquoi j'ai confié tout cela à ma Mère et le lui confie encore. Par conséquent suivre ma Mère, c'est me suivre.


A tous mes enfants du monde entier : Allons, enfants du monde, venez tous! Aujourd'hui encore, je deviens une victime de sacrifice et je vous attends. Partageons ensemble notre amour, tous réunis autour de la table céleste. Si vous ouvrez largement vos coeurs, vous revenez à Moi, Je ne demanderai pas de compte sur vos passé, mais vous donnerai une coupe de bénédictions."


Maintenant Jésus s'adresse uniquement à Julia :


Jésus : "O ma petite âme, Je le demande encore une fois : prie pour le Pape, mon représentant, pour tous les cardinaux, les évêques et les prêtres. Offre sans cesse davantage de sacrifices et d'actes de pénitence pour qu'ils remplissent fidèlement leurs tâches.


Je leur demande de me suivre par la pratique de la maîtrise de soi et par la pauvreté, C'est à eux que J'ai déjà tout confié : les cérémonies qu'ils accomplissent, c'est Moi qui les accomplis.


Comment pourraient-t-ils Me suivre si ce n'est par la maîtrise de soi? Pour qu'ils puissent accomplir toujours mieux leurs tâches et participer avec plus d'amour à mon Oeuvre du Salut, Je te demande donc d'offrir encore davantage tes souffrances en esprit de sacrifice.


Les petits sacrifices offerts à l'insu des autres deviendront des consolations pour mon Coeur et embelliront les grâces qui seront déversées sur tous.


J'envoie, sans cesse, mon amour à mon pontife le Pape, à tous les cardinaux, aux évêques, aux prêtres : ma Mère les aidera à faire déborder cet amour sur toutes les âmes. Appuie-toi entièrement sur ma Mère."


Jésus me donna sa bénédiction. Je fis le signe de la croix. Sortant de l'extase, je revins à moi. Je vis alors que le curé donnait au même moment la même bénédiction. Mon corps revint à l'état normal. Voyant cela, les chrétiens présents en furent contents, tout en trouvant extraordinaire ce phénomène.



Message du 24 juillet 1988
 

    La Vierge fait voir à Julia : Le Ciel, le Purgatoire et l'Enfer

Le 24 juillet 1988, de 9 h 30 du soir à minuit et demi

A 9 heures du soir, je sentis, à l'improviste, tout mon corps perdre ses forces et je tombai. Ce fut Marc qui me porta sur son dos, tandis que Jeans Vianney me soutenait. Je fus transportée ainsi dans ma mansarde, me débattant à cause des douleurs trop aiguës que j'endurais. Il me semble que c'est alors que j'entrai en extase.


Je vis le Ciel, le Purgatoire et l'Enfer.

Lorsque l'on parle de choses tellement différentes entre elles on dit qu'elles différent comme le ciel de la terre. C'était exactement cela. Quelle différence!


Ceux des enfants de Dieu qui étaient sauvés s'entr'aimaient avec paix et joie dans un jardin fleuri, les damnés, eux, brûlaient dans de grandes flammes, pleins de rancoeur et de haine.


Le "Ciel" : c'est le paradis.


Pour accueillir une âme qui monte au Ciel, une foule innombrable d'anges chantaient en choeur et leur mélodie retentissait en une merveilleuse et solennelle symphonie.


Une foule innombrable de saints et de saintes lui souhaitaient aussi la bienvenue. Jésus l'attendait les bras ouverts et la Vierge lui tendait les bras pour l'étreindre. Dieu le Père aussi l'accueillait avec la joie dans les yeux et en souriant. Et Saint Joseph, heureux de l'accueillir, allait à sa rencontre.


En ce lieu, aucune envie, aucune jalousie, tous s'entr'aimaient. Lieu débordant d'amour, de paix et de joie. Lieu où l'on n'éprouvait aucune faim, même si l'on ne mangeait pas. Lieu où l'on participait au banquet céleste.


La Vierge lui posait sur la tête une couronne qu'elle-même avait préparée.

En ce lieu aussi, on dansait en se tenant mutuellement la main.

Jésus, en compagnie de sa Mère, parlait avec douceur et amour à tous ses enfants.


Ces nombreux enfants, dont on ne pouvait compter le nombre, venaient tous se placer près de la Vierge. Celle-ci, de ses deux mains, étendait sur eux les pans de sa robe qui prenait la forme d'un immense manteau.


En ce lieu, chacun était conciliant et respectait l'ordre pour ne causer d'ennui à personne : tout était beau car le sourire fleurissait sur les visage.


"Le purgatoire" :


Les âmes qui vont au purgatoire. Le purgatoire est le lieu où l'âme doit entrer par elle-même au milieu de flammes qui brûlent d'une manière horrible. C'est là qu'elle doit se purifier entièrement pat les pénitnences qu'elle aurait dû faire en ce monde et qu'elle n'a pas faites.


Le purgatoire est l'autre rive où doivent aller les âmes qui sont mortes dans la grâce de Dieu mais qui ont encore à faire pénitence pour purger ce qui leur reste de peines à réparer.


Une fois purifiées, les âmes montent au Ciel, aidées par la Vierge et soutenues par les anges. Elles y montent plus tôt quand nous prions pour elles en ce monde.


Quand nous offrons nos sacrifices et faisons pénitence pour elles, par l'intermédiaire du Christ, elles peuvent se voir libérées de leurs souffrances et monter ainsi plus tôt au Ciel.


On aura beau regretter de n'avoir pas bien supporté ses souffrances sur terre, il sera trop tard.

C'est pendant que nous sommes encore en vie que nous devons sans cesse offrir notre amour aux autres en nous sacrifiant pour eux.


"L'Enfer":


Les âmes qui vont en Enfer. Les anges les repoussent après leur avoir lié les mains derrière le dos. A l'instant même les démons les saisissent brutalement.


C'est le chemin de la damnation d'où l'on ne peut éternellement plus revenir.

C'est l'enfer, une mer de flammes submergée de haine où il ne sert plus à rien d'avoir des regrets et de se débattre contre la douleur.


Qui leur tendra la main? Personne. Ils se débattent comme ceux qui, sur le point de se noyer, s'agrippent même à des brins de paille.


Ceux qui sont tombés en enfer marchent dans des flammes toujours plus ardentes, s'arrachant les cheveux les uns aux autres, se griffant mutuellement, se battant pour saisir quelque chose à manger. Mais toute nourriture tombe dans les flammes de sorte qu'aucun d'entre eux ne peut manger.


Les yeux de tous sortent des orbites faisant d'eux des démons horribles.

Oh! quelles figures horribles à voir!


La Vierge dit :

"Ma fille, as-tu vu? C'est moi, votre Mère, qui suis le lien qui lie le Ciel et la terre.


Les erreurs ont envahi le monde entier, Il n'y a pas jusqu'à ceux de mes enfants que j'ai choisis qui n'en soient atteints. Pour ce motif, je désire faire entendre ma voix à mes enfants du monde entier, par ton intermédiaire. Pour ce motif encore, je désire leur faire connaître la lumière par laquelle mon Fils Jésus les éclaire, et également mon amour pour les avertir de se dégager des pièges des Ténèbres dans lesquels ils sont en train de tomber.


O ma petite fille, heureuse de souffrir pour moi et mon Fils!

Mon coeur souffre énormément de voir tant de mes enfants que j'appelle au Ciel descendre au purgatoire et en enfer. Il y aussi de mes fils prêtres que j'aimais comme la prunelle de mes yeux qui y tombent. C'est pourquoi, c'est par ton intermédiaire, ma pauvre petite fille, que je veux les sauver.


L'offrande que tu me fais de tes souffrances, en les supportant de bon gré, met du baume sur les blessures qui me déchirent (le coeur)"


Julia : "Mais, ma Mère, j'ai si peu de force! Je n'arrive pas, d'habitude, à m'acquitter envers vous de l'amour maternel que vous me témoignez et j'ai parfois de la peine à renoncer complètement à moi pour vous.


Aidez-moi, je vous en prie. O ma Mère! O vous, notre bouclier, notre consolatrice! Je me confie totalement à vous, moi si insignifiante. Que votre volonté soit faite."


La Vierge: "Même à l'heure actuelle beaucoup d'âmes vont en enfer. Je veux sauver les âmes qui parcourent le chemin de l'enfer, par tes sacrifices et tes souffrances. Veux-tu te joindre à mes souffrances?"


Julia : "Oh! oui, Mère! Quelle joie de pouvoir souffrir avec vous pour la conversion de beaucoup d'âmes!"


J'étais si malheureuse, si misérable avant de vous connaître et maintenant je ne fais que remercier Dieu et vous-même de m'accorder de prendre part à vos douleurs, moi la plus ordinaire de ce monde.


La Vierge: "Va, ma chère fille! O ma fille chérie qui me demandes toi-même de te donner des souffrances!  Tu vas maintenant souffrir. Cependant, ma fille! je subis, moi, des souffrances plus grandes que les tiennes."


Julia: "O ma Mère! Faites-moi subir toutes vos grandes souffrances. Mais, est-il permis que vous subissez ces grandes souffrances, vous notre si bonne Mère?"


La Vierge : "Grâce aux souffrances que toi et moi subissons, les âmes de ceux de mes enfants qui sont tombés dans l'erreur peuvent être sauvées, lavées de leurs fautes par cet étonnant miracle qu'est le Précieux Sang que mon Fils Jésus leur donne."


Julia : "O Mère, je m'offre tout entière à vous de tout coeur."


La Vierge: "Ma fille! Tu es ma fille, celle qui doit souffrir! Quand bien même tes sacrifices et tes pénitences seront pénibles à supporter, ne t'en inquiète pas car je te tiendrai par la main. Tu seras près de moi."


Julia: "O Mère! Je suis si dépourvue de qualités! Comment pourrai-je aspirer à de grandes choses? Si, en parcourant le chemin de l'enfer, je pouvais obtenir que bien des âmes, soient offertes à Dieu, volontiers je parcourrais ce chemin."


La Vierge: "Bien, ma fille! C'est pour cela que je t'aime. Ce désir de ton coeur s'étendra par le monde pour que les yeux des aveugles spirituels s'ouvrent et que les âmes malades reviennent.


Cependant, s'ils refusent de m'écouter, je ne pourrai rien faire pour eux après leur mort, car alors la justice de mon Fils Jésus devra s'accomplir. Aussi les damnés subiront-ils la honte et éprouveront du remords, mais ce sera trop tard."


Ensuite Julia parle des souffrances qu'elle eut à subir. Elle écrit:   Les tourments terribles de l'enfer. J'ai dû pousser des cris désespérés au milieu d'une détresse si atroce qu'il est impossible de l'imaginer, en ce monde, par la seule force de l'imagination des hommes.


L'enfer? C'est le repaire maudit où les âmes, rejetées par Dieu et marquées de son éternelle malédiction, se lamentent, poussent des cris de désespoir, sont rongées par le remords, se débattent de toutes les manières possibles, après avoir subi le juste jugement de Jésus. Mais tout est inutile. Et c'est pour empêcher que nous y allions tous que la Vierge nous appelle, en souffrant sans fin pour nous.


Il faut que nous soyons de ceux de ses enfants qui, sans cesse, sans répit, répondent "oui" à cet appel qui est celui de notre Mère.



Message du 27 juillet 1988

Sur l'avortement -

J'endurai les douleurs de l'enfantement, de 11 h 30 du soir à 2 heures du matin.
Tout d'abord j'éprouvai de fortes douleurs au ventre. Puis, je n'arrivais plus à ouvrir les yeux : il semblait qu'ils étaient piqués par des épines. Tout cela me faisait beaucoup souffrir.


La Vierge guérit les blessures des enfants morts sans avoir pu naître en ce monde. Mon ventre s'enflait : c'était pour réparer les péchés commis par les mamans ne menant pas à terme leurs bébés. Et j'enfante à la place des mamans qui n'ont pas voulu mettre au monde leurs enfants.


Marie, notre Mère, leur fait boire alors de cette eau de la fontaine de grâces que je leur obtiens par mes souffrances endurées pour leur conversion.


Si nous faisons notre possible en Lui confiant tout, nous pouvons être sûrs qu'Elle sera notre consolation. La douleur de ne pouvoir ouvrir les yeux signifie que la Vierge, Elle aussi, ne peut les ouvrir à cause des péchés des hommes, péchés qui dépassent toute mesure. Alors, j'entendis la voix de la Vierge, sans en voir l'aspect.


La Vierge :  "Ma fille! Moi aussi je désolée pour les souffrances que tu subis. Mais, je suis consolée par ton coeur qui donne sa vie pour sauver un grand nombre d'âmes, et ce sera par tes souffrances que beaucoup d'âmes se convertiront."


Julia : "Dans mon coeur, je murmurai ceci à notre Mère :

O Mère! Vraiment, je ne suis qu'une pauvre pécheresse. Mais la pécheresse que je suis n'appartient qu'à vous seule. Que votre volonté soit faite."


La Vierge : "Merci, ma fille! Bien que tu te prennes pour quelqu'un d'insignifiant, tu m'es précieuse comme me sont précieux d'ailleurs tous mes enfants, mais toi, tu es un instrument précieux qui ne peut pas me manquer."


Julia : "O Mère! Je ne suis qu'un pauvre instrument. Et pourtant que ne ferais-je pas pour mon Seigneur, dusses-je en avoir le corps brisé et déchiré en mille morceaux! Attirez-moi à vous pour que, sans honte, je puisse être votre instrument."


La Vierge : "Tes yeux te font encore fort mal?"


Julia : "Oui, Mère."


La Vierge : "Vraiment, ils sont si nombreux les péchés que les pécheurs commettent par les yeux, que, moi-même, vois-tu, je ne peux les voir en ouvrant les yeux, C'est pour cela que, maintenant, tu fais acte de réparation, avec moi, pour leurs péchés. Et les souffrances que tu endures à cause des enfants avortés et pour faire pénitence à la place des malheureuses âmes qui provoquent l'avortement ne seront jamais vaines."


Julia : "Je vous remercie, Mère! Servez-vous encore davantage de moi comme instrument et sans réserve."


Une fois passé les souffrances que j'avais subies, comme décrites plus haut, je ne parvins pas à m'endormir à cause d'un mal indicible que j'éprouvais.


Toutefois, je pus le supporter en pensant que le Seigneur était avec moi. Mes yeux restaient fermés, n'arrivant pas à les ouvrir.


 
Message du 29 juillet 1988


J'endurais les douleurs de la parturition et celles des embryons qui se débattaient pour ne pas mourir. C'était un vendredi, jour de repos. Treize lépreux arrivèrent dans la matinée. Bien que souffrante, je m'en fus vers eux, soutenue par quelqu'un, pour leur serrer la main et les baiser. Je priai aussi pour eux de tout mon coeur.


Je me débattais toute seule au milieu de mes souffrances lorsque Marc et Marthe entrèrent dans ma chambre. Ils y restèrent longtemps avant de me faire leurs adieux. Il était 3 h 40. Mon corps commença à s'enfler et à rouler à travers toute la pièce, en endurant les douleurs de l'enfantement et les douleurs des embryons. C'est alors que j'entrai en extase et entendis la Vierge.


La Vierge : "Ma fille bien-aimée! Pourras-tu souffrir davantage?"


Julia : "Oui, Mère. Si je peux au moins obtenir le salut de ceux qui tuent les enfants, je suis entièrement prête à supporter n'importe quelle douleur."


La Vierge: "Merci, ma fille! Grâce aux souffrances que tu endures aujourd'hui, cinq mille âmes converties seront offertes à Dieu. Il faut le faire savoir à beaucoup d'âmes que nous souffrons pour eux.


En se rappelant les enfants qu'elles ont rejetés par l'avortement bien des âmes recevront la grâce de la conversion. Car bien des âmes marchent misérablement sur le chemin de l'enfer ne sachant pas qu'elles sont des assassins en tuant sans aucune pitié.


Après les avoir privés de leur dignité humaine, quel supplice peut bien être plus atroce que celui de ces petites vies contraintes de subir des châtiments monstrueux qu'il appartient aux parents eux-mêmes de subir? Et ce sont des petites vies sans péché!


Je ne puis m'empêcher d'être triste en face de l'ignorance et de l'indifférence des parents qui en sont arrivés à tuer des vies sacrées que Dieu leur avait données, en les foulant aux pieds brutalement, en les pilant, en les écrasant et en les déchirant cruellement. C'est pourquoi en te montrant le spectacle des "petites vies" qui implorent de les laisser vivre, Je désire que beaucoup de pécheurs fassent pénitence et reviennent à moi. Je te prie de faire savoir à tous que dès l'instant où "petite vie" est formée dans le sein de sa mère, elle n'est plus un caillot de sang mais un être où circule la vie."


Julia : "Oui, Mère! Je souhaite que tout ce que vous désirez se réalise."


C'est alors que je commençai à souffrir, éprouvant des nausées, en prenant la posture d'un embryon et en tenant les genoux avec les deux mains croisées, les pieds étant recroquevillés. Au moment où on chercha d'expulser la petite créature, je criai à haute voix : "non! non! non!" à cause de la douleur provoquée par l'instrument de fer qu'on enfonçait profondément. Ce fut un cri strident, inexprimable.


C'était la petite créature qui tentait de s'enfuir en criant : "maman! maman! maman!"


On ne peut pas dire que ce tourment fut moins atroce que celui de l'enfer. Je me débattis tellement, en sautant, en me roulant à travers toute la pièce, mon corps ayant pris la forme d'un bébé, que Marc et Marthe n'arrivaient plus à me retenir. Ils durent appeler plusieurs personnes pour se faire aider car ils étaient épuisés.


L'enfant qui désirait vivre suppliait sa maman : "maman, non! non, maman! maman, non! je veux vivre, maman! Fais-moi vivre! Fais-moi vivre, maman! maman! maman! maman!..."

C'était un embryons qui, désireux de vivre, s'enfuyait, ne cessant de crier et de pleurer.


Ceux qui m'avaient entourée à ce moment-là me dirent, peu après, que si cela n'avait pas été un "mystère surnaturel", je n'aurais pu m'agiter de cette façon si fortement pendant trois heures. En effet, j'avais subi pendant tout ce temps les souffrances d'un embryon et celles de l'enfantement, et cela dans un état d'épuisement total, épuisée aussi pour n'avoir pas mangé depuis longtemps.


J'ai dû souffrir quatre fois les souffrances d'embryons... Ceux qui m'avaient aidée me dirent, après avoir tant pleuré en me voyant souffrir ainsi, avoir été, par là, dans l'impossibilité de prier...


Gloire et louange à Toi, Seigneur!



Message du 14 septembre 1988

Pendant que je cherchais le Seigneur au milieu des douleurs, j'ai entendu la voix du Seigneur.


JÉSUS :  "Mes enfants ! Regardez. Le diable essayera, de toutes ses forces, de secouer votre foi et confiance en Moi. Vous ne devriez pas penser que de telles choses ne vous arriveront pas. Entrez dans Mon Sacré Coeur et approfondissez votre entendement en Mon Coeur et en Mon Amour. Ne perdez jamais la confiance, ne serait-ce qu'un instant, pour ne pas donner occasion au démon d'entrer dans votre coeur.  Quand vous manquez de confiance, vous offensez non seulement Mon Coeur, mais vous attristez aussi Dieu le Père.

Soyez sûrs que le seul chemin que vous devez marcher est le chemin d'amour, le chemin des petites âmes d'amour. Jusqu'à ce que vous atteigniez le Royaume de Dieu en suivant ce chemin, en vous Me confiant totalement, vivez uniquement pour l'amour et préservez un coeur affectueux à travers les souffrances, même si elles sont constantes.

 

Même quand vous commettez des erreurs en abusant de votre libre volonté, Je vous aimerais toujours. Je sais bien que vous ne serez pas me quitter."



Message du 6 novembre 1988

    Message de la Vierge à Julia, au Japon

Julia fit partie d'un pèlerinage, du 4 au 11 novembre, avec une quarantaine de pèlerins coréens, à la Vierge (Statue) d'Akita, au Japon, qui versa des larmes(ordinaires et de sang) 101 fois. Le pèlerinage fut organisé et dirigé par le Père Joseph oh Ki-Sôn, coréen, âgé de 82 ans, toujours alerte, et un des prêtres les plus actifs et fervents ; en outre, très grand dévot de la Vierge Marie. Infatigablement, il en répand la dévotion et les Messages. C'est lui qui invita Julia et paya son voyage.


Julia écrivit ce qui suit au Père Raymond Spies :
Jusqu'à ce jour encore j'éprouve de la peine en pensant à Akita.

Cette peine me vient de ce que je quittai Akita sans avoir pu passer une nuit devant la Statue ni prier comme je l'aurais voulu, alors que je passai deux journées à Tokyo. Je pense que cette peine me restera longtemps.


J'essayai d'apaiser ma peine par des sentiments d'union avec Mgr Ito, les prêtres présents, Soeur Sasagawa et les autres Soeurs. Tous regardèrent avec plaisir les photos de la Vierge qui pleure à Naju. (Le Père Oh Ki-Sôn m'avait conseillé d'apporter aussi celles où l'on voit les larmes de sang versées pour les prêtres le 23 avril 1987.)


Aujourd'hui, j'assistai à la messe de 11 heures, chez les Pères Franciscains, messe concélébrée par le Cardinal de Séoul, Mgr Stefano Kim Su-Hwan, le Curé de l'endroit, les Père Oh Ki-Sôn, Chang Chrysostome, Kim Pyông-Il, qui nous accompagnaient. J'ai été si contente de rencontrer le Cardinal de notre pays, au Japon...


Au moment de l'élévation du Saint Sacrement, il me sembla entendre quelque chose ressemblant à un bruit de vent et une forme apparut peu à peu : c'était celle de la Vierge. Elle se tenait à l'arrière et au-dessus du Cardinal comme sur une couche de brouillard.


La forme et l'apparence de la Vierge étaient exactement semblables à celles que je lui voyais à Naju, avec sa robe blanche, son manteau blanc d'une beauté éblouissante. Son attitude était celle de la prière. Elle tenait un chapelet dans la main droite. Elle se trouvait plus au-dessus du Cardinal, tandis que l'endroit où elle avait les pieds ne se voyait pas bien. J'eus l'impression qu'elle était sur des nuages.


Elle ouvrait les bras et de ses deux mains émanaient des rayons identiques à ceux du soleil : ils se répandaient d'abord sur le Cardinal puis sur tous les prêtres et les fidèles.


Ensuite la Vierge se montra sous l'aspect de la Statue d'Akita et j'entendis une voix. C'était celle de la Vierge, cette voix que j'avais l'habitude d'entendre à Naju.


la Vierge de me dire : "Regarde mon aspect, mon aspect actuel : n'est-il pas celui de la statue de bois d'Akita? Mon aspect symbolique est chaque fois un peu différent, mais c'est toujours moi la même Mère du Ciel, celle qui fait appel à vous par apparitions et par des larmes, en différents pays du monde.


Ecoute : c'est moi qui t'ai appelée ; ce n'est pas un hasard que le Cardinal de Corée et le Père Oh disent la messe ensemble.


Je fais appel à vous pour que vous vous unissiez par les liens de l'amour et parce que la prière est nécessaire pour obtenir que le Cardinal, les prêtres et les fidèles... le Japon et la Corée ne forment qu'un seul tout.


Le monde actuel est devenu par trop pervers. Vous devriez tout confier à mon Coeur Immaculé, mais parce que vous ne me le confiez pas, les mauvais et les pécheurs, séduits par Satan, tombent dans l'erreur énorme de prendre le mal pour le bien. Il faut multiplier les sacrifices et les mortifications d'autant plus que même la plupart des pasteurs tombent dans l'erreur parce qu'ils ne mènent pas une vie évangélique.


Et même à l'intérieur des pays, plutôt que de vivre unis entre eux, les gens se combattent dans la désunion, et plutôt que de s'aimer réciproquement c'est dans la haine qu'ils déchirent la paix et la foulent aux pieds.


Pour cela, les messages que je donne ne sont pas mis en pratique, et les gens deviennent esclaves d'un monde fanatique ; ils gaspillent tout dans l'égoïsme, ils ferment la porte de leur coeur à l'occasion unique qu'ils ont de pouvoir partager entre eux l'amour. C'est pourquoi mon Coeur Sacré brûle à grandes flammes.


En cette heure où les nations s'opposent les unes aux autres, où les individus se combattent réciproquement, où le mal se propage dans toutes les directions, mettant le monde entier en était de danger imminent, je vous demande de prier beaucoup pour que les nations et les hommes, en s'unissant entre eux, deviennent le royaume de mon Coeur Sacré."


Puis tout disparut.



Message du 8 décembre 1988

    Fête de l'Immaculée Conception de Marie

Aujourd'hui, c'est une grande fête de la Vierge et aussi le premier anniversaire du transfert de la Statue de la Vierge qui pleure à la chapelle actuelle.


C'est pourquoi j'avais décidé d'organiser une veillée de prières, après avoir consulté le Curé de la paroisse et le Père Spies.


Après avoir terminé la prière préparatoire avec Monsieur Pak Lubino, chef des chrétiens, nous devions nous rendre à l'église pour l'adoration du Saint Sacrement, à 10 h 30. Mais il y avait eu des coups de téléphone d'un peu partout. J'avais aussi téléphoné au Père Spies pour lui souhaiter une bonne Fête de la Vierge et pour lui demander de ses nouvelles, bien que ce fût un peu tard. C'est ainsi que je m'attardai à la maison jusqu'à 10 h 17.

Je me dépêchai donc de me rendre à la petite chapelle pour saluer la Vierge avant de partir à l'église (paroissiale) pour participer à l'adoration du Saint Sacrement. En entrant dans la chapelle, je fis le signe de la croix, ayant pris de l'eau bénite et commençai à chanter "Jésus suspendu à la croix..." du cantique : "Jésus et Marie."

Puis je m'approchai de la Statue de la Vierge : c'est alors que je vis tomber une larme de sang de la Statue. Au même moment, Monsieur Lubino plaçait des cierges devant la Statue. Au même moment, Monsieur Lubino plaçait des cierges devant la Statue. Un autre chrétien était présent, Monsieur Emmanuel. Il était venu de Onyang et avait passé toute la nuit en prière devant la Statue. Mais au moment où j'étais devant la statue, lui se trouvait dans une pièce voisine regardant un film vidéo (qui donnait des vues sur les pleurs de la Vierge).

Je regardai alors de plus près avec Mr Lubino : la larme était déjà parvenue à un des pieds de la Statue. La couleur de la larme de sang était identique à celle du sang, sans être trop foncée.

Je chantai plusieurs cantiques avec Mr Lubino et Mr Emmanuel. Il paraît que c'est à ce moment-là que je tombai tout en entrant en extase, à 10 h 30.

Et la Vierge m'apparut. Elle avait un chapelet et ressemblait à la Vierge qui pleure à Naju, comme d'habitude. Elle différait toutefois en ceci qu'elle était beaucoup plus belle et douce et qu'elle versait des larmes (les larmes que je vis à ce moment -là n'étaient pas des larmes de sang)

Les larmes coulaient sans cesse, descendant jusqu'au-dessous des pieds : mais ces larmes étaient des larmes de miséricorde. La Vierge était venue en ce monde pour être la collaboratrice de Jésus, pour purifier les pécheurs de leurs fautes et pour panser leurs blessures.

La Vierge me dit d'une voix belle et douce :

La Vierge: "Appelle le curé. Les démons ont, jusqu'à présent, déployé tous leurs efforts et employé tous les moyens pour créer la division et le désaccord avec le curé, C'est pourquoi tu devrais veiller et prier. Prie davantage pour le Curé et pour le Père Spies.

Je vous éclairerai de la lumière qui sort de mon Coeur afin que vous puissiez travailler de concert. Je t'ai appelée pour que tu travailles avec moi, la main dans la main, sur le chemin du martyre : il faut donc que tu marches dorénavant sur ce chemin.

Cherche à prendre la main du Père Spies en te tenant encore plus proche de lui. Le travail, ce n'est pas à Julia, imparfaite et toute petite, de le faire. Cela, car Julia n'est que le canal et c'est Moi, en réalité, qui le fais.

Oh! Je sollicite cela de toi, car ils sont trop nombreux ceux de mes chers enfants qui s'engagent sur le chemin de l'enfer. Fais-le savoir à l'évêque et je vous prie de me faire retrouver ma place.

C'est alors que mes messages seront portés à la connaissance du monde et que beaucoup de mes enfants libérés de la voie qui conduit à l'enfer par leur repentir et par la réforme de leur vie, avanceront sur la voie qui mène au Ciel. Alors aussi la colère de Dieu le Père tombera."

Julia : "O Mère! Pourtant ne sont-ils pas nombreux ceux qui, répondant à votre appel, se convertissent et améliorent leur vie?"

La Vierge : "Oui, ma bonne fille! ma chère fille qui dois souffrir! Regarde. Regarde ceux de mes enfants qui parcourent la voie conduisant à l'enfer à cause de leurs (mauvais) jugements et de leurs critiques."

Et je poussai des cris d'épouvante en voyant le spectacle que la Vierge me faisait voir.

Julia : "Mon Dieu! Mon Dieu! O Maman! O Jésus!"

J'étais à ce point horrifiée que je n'osais plus regarder. En effet, en regardant, j'avais vu que lorsque les gens se jugeaient et se critiquaient mutuellement, des vers (asticots) sortaient de leurs bouches. Ces vers, une fois tombés par terre, s'unissaient à des diables, ce qui voulait dire que les vers, sortant de la bouche de celui qui critique, vont s'attacher au partenaire distrait pour le faire tomber dans le péché.

Et si quelqu'un montrait de l'amour par de bonnes paroles alors qu'un autre jugeait (mal) et critiquait, il sortait de la bouche du premier une belle mélodie qui faisait fondre les asticots par le feu de son amour. Un nombre immense de personnes étaient dominées et manoeuvrées par Satan à cause de la haine qu'ils se portaient les uns les autres sans parvenir à se pardonner mutuellement.

Les vers ne mouraient pas, même si on les écrasait très violemment avec les pieds ; mais ils disparaissaient (fondaient) lorsqu'on pratiquait l'amour et la charité unis à des sacrifices et que l'on remportait la victoire grâce à un combat spirituel.

La Vierge me dit :  "Ma fille, tu as tu? C'est pourquoi la colère du Père est arrivée à son paroxysme et Il fera descendre ses châtiments sur le monde."

J'ai alors répondu d'une voix forte :

Julia : "Veuillez pardonner à beaucoup de pécheurs. Si je pouvais obtenir la conversion des pécheurs en allant moi-même en enfer, j'offrirais volontiers tout ce qui est à moi pour sauver ces âmes si nombreuses."


J'offrirais cette vie, à moi, qui aurais déjà dû aller depuis longtemps en enfer. Vous m'avez appelée, moi pauvre et misérable, m'accordant la grâce d'aimer les autres. Bien plus encore, vous m'avez donné la grâce de voir le Seigneur et vous aussi. En outre, la possibilité de partager vos douleurs, même si ma part est si minime. C'est donc un devoir pour moi de supporter ces douleurs.


Que la volonté du Seigneur soit accomplie par moi, vile pécheresse. C'est pourquoi, je devrais me considérer heureuse si j'avais à aller en enfer. Mais, de grâce, que Dieu ne fasse pas descendre ses châtiments.


Il paraît qu'alors j'avais crié à haute voix : Oh! non et que ceux qui étaient près de moi l'avaient entendu.


La Vierge : "Eh! bien, oui, je te remercie. Prie avec ce profond esprit de sacrifice et ce grand esprit de mortification. Quand bien même, à cause de moi, tu es injuriée et persécutée ; quand bien même tu es critiquée et calomniée par des propos insensés de méfiance, de haine et d'incompréhension, et qu'alors tu offres ces souffrances gracieusement et sans te décourager à Jésus, Lui sauvera de nombreux pécheurs de la misère de leurs péchés et sera avec toi,  Justement ces souffrances, ces innombrables souffrances sont celles que tu désirais subir au cours de ta vie...


O petite âme, qui te tourmentes même pour tes petites fautes et renouvelles tes bonnes résolutions! Je me réjouis en toi. Oui, c'est pour que tu puisses abattre ton orgueil par tes fautes. Je t'indique par là le plus haut degré de la perfection à laquelle on peut parvenir par l'humilité. Aie plus de confiance. Suis-moi avec un plus grand courage. Voilà, je te dis au revoir."


Il était midi quand je revins de mon extase. Comme je ne pouvais pas me remuer, on me déposa sur un brancard et je restai ainsi dans la Salle de la Vierge. Cependant en voyant que les gens se pressaient auprès de moi au lieu de prier, j'en ai eu de la peine et je demandai à être transportée dans ma mansarde. Il fallut sept personnes pour transporter le brancard.


La Vierge pleurait avec tristesse.


O Seigneur, O Vierge Marie! je vous remercie. Je ne puis que vous remercier, car plus je souffrirai plus grand sera le nombre des pécheurs qui se convertiront. Si, au moins, mes pauvres souffrances pouvaient servir à faire accomplir la volonté du Seigneur, que pourrais-je regretter?


Que le Seigneur soit glorifié par mes petites souffrances et que les actions de grâce de cette pécheresse, pauvre et vile, ne tarissent pas.

O Marie, ma Mère! Je désire être pour vous la fille qui ne vous procure que de la joie.