Pourquoi la Vierge pleure-t-Elle?


Miracles à Naju


Signification des signes à Naju


Qui est Julia Kim?


Le témoignage de Julia


La douleur de Julia
comme âme de victime


Témoignage Personnel de Julia  

L'amour prestigieux de Dieu m'a sauvée de la mort et m'a donné une nouvelle vie

"Pendant que je regarde en arrière ma vie passée, mon esprit devient rempli de stupéfaction à la providence de Dieu"

 

La mère de Julia (gauche supérieure), Julia (droite inférieure) et les parents.

Toute jeune épouse et maman, Julia commença à souffrir de diverses maladies. Plusieurs fois, elle fut hospitalisée puis renvoyée chez elle où il ne lui restait plus qu'à attendre la mort.

   Julia continuait à vouloir se faire soigner, désireuse d'aider sa mère et d'être présente auprès de ses quatre enfants en bas âge. Elle se rappelait tout ce qu'elle avait souffert de l'absence de son père qui lui fut arraché par les communistes.

Et pourtant, elle finit par comprendre qu'il n'y avait plus d'espoir de vivre pour elle. Elle écrit: "... les docteurs disaient qu'il n'y avait plus rien à faire. Toutefois ils firent tout ce qu'ils purent pour m'aider. Sans résultat. Je me suis alors résignée à la mort."

Julia avait d'abord essayé certains "moyens liés à la superstition". Elle y renonça vite car elle comprit que ce n'était pas la voie à suivre. Elle fréquenta aussi quelque temps les protestants, ce qui ne la satisfit pas davantage. C'est alors qu'avec son mari et ses enfants, elle commença à suivre les cours de catéchisme

   Plus loin elle écrit encore: J'avais même préparé du cyanure de postassium et un testament pour la personne qui deviendrait éventuellement la seconde épouse de mon mari. C'est alors que le Bon Dieu m'a appelée à l'Eglise par l'intermédiaire de mon mari.

   Sur le conseil d'une relation, elle avait auparavant consulté un prêtre coréen, réputé excellent.

   Julia lui dit: "S'il existe un Dieu, il est trop cruel envers moi. Qu'ai-je fait pour devoir boire cette coupe d'amertume?" (Par "coupe d'amertume", je voulais dire la mort, mais les gens l'avaient prise pour la coupe de la souffrance.)

   Le Père me dit: "Ne savez-vous pas que la souffrance est une grande grâce? Vous avez reçu cette grâce avec votre corps qui est malade. Moi-même, je n'ai pas bénéficié d'une telle grâce. Croyez-moi."

   "Cette parole était celle du Saint-Esprit, par la bouche du Père. A l'instant même, je sentis mon corps glacé devenir chaud et je transpirai abondamment."

   Julia continue: Trois jours après ma rencontre avec le prêtre, j'entendis une voix qui me dit: "Approche-toi de la Bible; les paroles de la Bible sont vraiment mes paroles vivantes." Il était trois heures du matin. J’ouvris la Bible au hasard et je tombai sur le récit de la femme atteinte d'une perte de sang.

   Elle avait été guérie grâce é sa très grande foi; elle se disait: "Si je puis seulement toucher son vêtement, je serai guérie." Et Jésus lui avait dit: "Ma fille, ta foi t'a sauvée; va en paix."

   J'ai cru ces paroles de Jésus car je pensais qu'elles m'étaient adressées à moi aussi. Et, de fait, selon ces paroles, j'ai été complètement guérie alors que j'étais catéchumène.

   Pour me donner sa lumière, Dieu m'a appelée à Son service juste avant l'arrêt définitif de mes fonctions vitales et m'a rendu la santé. Mon mari en était très heureux et il pensait que sa femme était ressuscitée de la mort. C'est pour cette raison qu'il m'emmena deux fois en voyage, me disant que c'était un nouveau voyage de noces. Nous avons pu ouvrir un salon de coiffure, alors que nous n'avions même pas de quoi louer une chambre.

   C'est le Seigneur qui nous avait visités en répandant sur nous bien plus que nous ne pouvions l'espérer...

   J'ai toujours été du côté des faibles. On avait appelé notre maison le logis des mendiants et des marchands ambulants. Je leur donnais parfois à manger même s'il me fallait me priver de nourriture... Les gens m'appelaient ange ou fée. Je pense que le Bon Dieu m'a sauvée car Il savait que ma vie était tournée vers le bien...

Et c'est ainsi que Dieu a établi des contacts entre Lui et moi. Je lui avais demandé de me faire croître spirituellement et voilà qu'à trois heures du matin s'engagea un dialogue entre Dieu et moi.

   Je ne cessais de dire: "Seigneur, pardonnez la pécheresse que je suis"... J'entendis alors une voix venant du Ciel.

   C'était la même voix que j'avais entendue trois jours auparavant. A trois reprises, la voix répéta: "Voici la porte du Ciel ouverte". Et lorsque moi, petite âme, je répondis deux fois: "Seigneur, ouvrez davantage mon coeur", tout à coup, le Ciel commença à s'ouvrir. Le voile noir se dissipa et la lumière apparut.

   En avril 1982, j'ai offert à nouveau mes souffrances au Seigneur. Je lui dis: "Seigneur, même si les maladies font souffrir mon corps si vil, je serais tellement heureuse si elles pouvaient servir, ne fût-ce qu'un tout petit peu, à vos desseins." C'est à partir de ce moment-là que, peu à peu, les souffrances commencèrent à m'assaillir et que Jésus me fit voir, de plusieurs manières, son Coeur ouvert.

   Une autre fois, alors que je me trouvais à la maison de retraite des Soeurs de la Petite Fleur Jésus m'apparut à trois heures du matin, Sa poitrine ouverte sur Son Coeur déchiré en morceaux qui saignait. J'ai crié: "Seigneur, que dois-je faire pour Votre Coeur déchiré?" Le Seigneur me répondit: "Chaque fois que les pécheurs commettent le péché, Mon Coeur se déchire d'un morceau. Au moins vous qui me connaissez, ne devriez-vous pas réparer mon Coeur si déchiré?"

   -  "Oui, Seigneur, je réparerai Votre Coeur."

   Par la suite, j'ai été hospitalisée à diverses reprises... Chaque fois, Jésus me fit la grâce de ne pas souffrir d'une manière uniquement humaine. Je méditais toujours sur les Sept Douleurs de la Vierge.

   Mais, en mai 1985, je dus à nouveau me préparer à la mort.

   Et alors que je passais d'un hôpital à l'autre, j'offrais toujours mes souffrances pour la conversion des pécheurs. Je me levais à cinq heures du matin pour méditer sur les Cinq Plaies de Jésus et les Sept Douleurs de la Vierge, et cela jusqu'à sept heures.

   Ainsi ma vie de prières se poursuivait-elle même dans les hôpitaux. J’allumais aussi deux cierges pour supplier le Seigneur de daigner éclairer les pécheurs. En quittant l'hôpital pour la dernière fois, je devais me servir d'un appareil respiratoire qui opprimait ma poitrine et me rendait la respiration pénible. A mon entrée à l'hôpital, j'arrivais encore à manger du riz, mais à ma sortie, je ne parvenais même pas à avaler de la bouillie de millet claire.

   Et pourtant, j'ai alors offert davantage de prières et de sacrifices au cours de mes souffrances.

   Je devais remercier le Bon Dieu, même s'il me rappelait à Lui. Mes enfants avaient grandi, nous avions fait des économies... De quoi pouvais-je avoir peur en suivant la volonté de Dieu? Pour m'offrir en sacrifice et en esprit de pénitence, je disais: "Dans la vie comme dans la mort, j'appartiens au Seigneur."

   Le 29 juin 1985, je suis allée en autobus avec des chrétiennes de la paroisse, au village "Kkot Tongnai" (Village des Fleurs). Dans ce village, un prêtre coréen accueille les mendiants sans logis ou malades, des handicapés abandonnés, les plus grands marginaux. Tout est gratuit.

   En 1987, ce prêtre avait déjà recueilli plus de 900 personnes. Beaucoup de gens, chrétiens ou non, s'y rendent ou aident cette oeuvre.

   Julia m (P.Spies)'expliqua de vive voix que, au village des Fleurs, ses compagnes de voyage et elle-même avaient été très émues et impressionnées en voyant tant de misère. Lors de la visite des chambres des malades, Julia essayait d'aider comme elle le pouvait, voyant Jésus en chacun d'eux.

 


Julia avec Julio, son mari, dans une église à Cana en Israël (le  24 mai 1992)