Dans la notification publiée par l’Archidiocèse de Gwangju le 1er janvier 1998, se trouvait une erreur manifeste et extrêmement grave qui déformait la doctrine et l’enseignement de l’Église catholique sur l’Eucharistie afin de condamner les miracles eucharistiques survenus à Naju.
Selon l’argument avancé par l’Archidiocèse de Gwangju, le phénomène selon lequel l’Hostie que Julia avait reçue dans la bouche serait apparue comme se transformant en un morceau de chair et de sang dans sa bouche serait contraire à l’enseignement de l’Église selon lequel, après la « transsubstantiation » par la consécration du prêtre, bien que le pain et le vin deviennent le Corps et le Sang du Christ, leur apparence doit toujours demeurer celle du pain et du vin.
Cependant, l’enseignement de l’Église ne contient nulle part l’affirmation selon laquelle « après la consécration, l’Hostie ne doit pas se transformer en chair et en sang ». L’expression « ne doit pas se transformer » n’existe pas dans l’enseignement de l’Église. Appliquer cette doctrine pour déterminer ce qui devrait se produire après la consécration eucharistique constitue donc une erreur et un abus de la doctrine.
Par conséquent, affirmer que, après la consécration eucharistique, l’apparence de l’Hostie a été changée en celle de chair et de sang par la providence et la toute-puissance de Dieu n’est nullement en contradiction avec cette doctrine ; bien au contraire, cela peut être compris comme un signe précieux donné afin d’affermir notre foi.
Cependant, dans la déclaration publiée le 1er janvier 1998 par l’Archidiocèse de Gwangju, il est affirmé que « le miracle par lequel l’Hostie consacrée se transformerait réellement en la Chair et le Sang de Jésus ne peut absolument pas se produire », et que « le miracle eucharistique qui aurait eu lieu à Naju ne serait pas un miracle accompli par Dieu, mais pourrait être le résultat d’une capacité surnaturelle d’une personne ».
Il semblerait qu’on a essayé de dénier la possibilité de miracles eucharistiques comme ceux de Lanciano, de Sienne d’ Orvieto et ainsi de suite. C’est vraiment très grave d’insérer un sens qui n’est pas dans les paroles de la doctrine et, par conséquent, de détracter et altérer le sens original de la doctrine.
Cependant, en 1263, alors qu’il se rendait en pèlerinage à Rome, le Père Pierre de Prague, originaire d’Allemagne, célébra la messe dans l’église dédiée à sainte Christine à Bolsena, en Italie. Le Père Pierre éprouvait des doutes quant à la présence réelle du Christ dans l’hostie consacrée. Mais au moment même où il consacra l’hostie — c’est-à-dire lorsque le pain fut consacré pour devenir le Corps du Christ — du sang se mit à couler de l’hostie.
Profondément bouleversé, le prêtre se repentit du péché d’avoir douté de l’Eucharistie et en fit le rapport au pape Urbain IV, qui résidait alors à Orvieto. Le pape ordonna immédiatement l’ouverture d’une enquête, et il fut établi que les faits étaient authentiques. Le pape fit alors venir saint Thomas d’Aquin et lui ordonna de composer des hymnes pour l’adoration du Saint-Sacrement. C’est ainsi qu’est né le célèbre hymne eucharistique composé par saint Thomas d’Aquin.
À la suite de ce miracle eucharistique, la Solennité du Très Saint Corps et Sang du Christ (Fête-Dieu) fut instituée. Aujourd’hui encore, l’Église célèbre cette fête afin d’honorer Jésus réellement présent dans l’Eucharistie. Ainsi, l’Église catholique et les papes au cours de l’histoire ont reconnu les miracles eucharistiques comme les plus grands miracles et ont encouragé les fidèles à adorer le Saint-Sacrement. Pourtant, par une seule notification, l’Archidiocèse de Gwangju a non seulement condamné le miracle eucharistique de Naju, mais a également condamné, comme s’ils étaient hérétiques, les papes qui ont reconnu les miracles eucharistiques à travers l’histoire ainsi que l’Église catholique elle-même.
▶ Malgré cela, Julia s’efforça d’obéir à la Déclaration publiée par l’Archidiocèse de Gwangju le 1er janvier 1998. Après l’annonce de cette première déclaration, Julia Kim a vécu cachée dans sa mansarde pendant sept ans. Elle s’efforçait d’accomplir de son mieux et sincèrement ses obligations concernant la messe dominicale, en payant également le denarius cultus à l’Église. Les réunions de prière de Notre-Dame de Naju étaient organisées par les pèlerins eux-mêmes.
▶ Une fois que l’Archevêque Andrew Choi fut nommé évêque du diocèse, voici quelles furent les préconditions que le Père Luc Hong-Chul Song, pasteur de l’église paroissiale de Naju, recommanda à Julia Kim, en juin 2001 :
① De lui apporter la Statue de la Sainte Vierge versant des larmes. (N.B. Le terme « restitution » est en réalité incorrect, car cette statue n’appartient pas au diocèse, mais à Julia Kim elle-même.)
② De fermer la Maison de la Sainte Mère ainsi que la Montagne de la Sainte Mère.
③ “Venez à la messe de 10 heures ce dimanche. Je donnerai le microphone à Julia Kim et à Julio. Si vous confessez devant l’assemblée que vous avez tout fabriqué et menti pendant les quinze dernières années, et si vous demandez pardon, je vous recevrai de nouveau dans l’Église.”
▶ Julia Kim répondit qu’elle pouvait accepter les conditions ① et ②, mais que concernant la condition ③, elle se demandait s’il serait juste, simplement pour pouvoir aller à l’église, de trahir le Seigneur et la Bienheureuse Vierge en avouant des mensonges. Julia Kim a-t-elle l’obligation d’obéir à de tels mensonges en trahissant le Seigneur et la Sainte Mère juste pour aller à l’église ? Julia Kim n’a pas refusé d’obéir ; plutôt qu’elle ne pouvait pas obéir sans trahir sa conscience.
Julia ne pouvait pas obéir aux exigences mensongères de l’Église, car elle ne pouvait pas, simplement pour pouvoir aller à l’église, nier toutes les œuvres que le Seigneur et la Sainte Vierge avaient accomplies, ni trahir Dieu qui est la Vérité.
Le 4 février 2005, l’archevêque de Gwangju, Mgr Choi Chang-moo, a rendu publique à l’ensemble des diocèses de Corée, et l’a même envoyée à l’étranger, une lettre adressée au couple Julio et Julia avant que les intéressés eux-mêmes ne la reçoivent (ils l’ont reçue le 11 février). Dans cette lettre, Mgr Choi posait plusieurs questions au couple Julia et demandait qu’ils y répondent avant le deuxième dimanche de Pâques (9 avril 2005). Cependant, la lettre fut rendue publique avant même l’expiration de ce délai. De plus, dans certaines paroisses, le curé est allé jusqu’à la lire pendant la messe dominicale paroissiale.
Comme l’Archevêque l’avait ordonné dans la lettre adressée à Julio et Julia Kim, ils ont fait leur confession annuelle et ils ont fixé le montant du denier du culte par versement mensuel puis ils ont ensuite contacté un membre de l’église paroissiale. Mais le Prêtre Song leur a demandé une autre précondition à la condition de les faire revenir dans la paroisse.
Les préconditions qu’il a présentées étaient que Julio et Julia Kim déclarent dans un microphone devant tous les fidèles, lors d’une Messe dominicale, que tous les messages et les miracles de Naju avaient été fabriqués par elle et il stipulait qu’elle ferme la Chapelle. Ce n’est qu’alors qu’il accepterait de les réintégrer dans la paroisse.
Julio et Julia Kim ne pouvaient se plier à ces exigences. Ainsi le Prêtre Song ne les a pas acceptés dans l’église paroissiale. Et cela était la véritable raison pour laquelle ils n’ont pas pu revenir à l’église.
Par conséquent, en vertu de cette sorte de condition, il n’était pas juste que l’Archevêque dise que Julia Kim avait refusé d’aller à l’église pour y mener une vie de foi normale de fidèle.
“Se réconcilier avec l’église et mener une vie de foi normale”, ce qui est mentionné dans la lettre, signifie «Porter un faux témoignage sur toutes les Œuvres du Seigneur et de la Sainte Mère qui ont eu lieu depuis des dizaines d’années en disant devant tous les fidèles qu’elles ne sont que de pures fabrications de sa part.»
Si Julia s’était soumise à sa requête, cela signifiait qu’elle devait abandonner sa mission essentielle qui lui a été donnée par Notre Seigneur et la Sainte Mère et en faisant ainsi, cela signifiait qu’elle déniait tous les faits véritables à l’égard des Œuvres sublimes du Seigneur et de la Sainte Mère juste pour lui permettre de revenir à l’église. Elle n’a pas pu agir ainsi contre sa conscience.
Le Prêtre Luke Hong-Chul Song, le Pasteur de Naju de 2001 à 2005, a gravement persécuté Naju en disant même qu’il démolirait la chapelle avec un bulldozer après avoir défendu à Julio et Julia Kim de participer aux Messes de l’église paroissiale de Naju.
Depuis ce temps-là, il fit plutôt envoyer des personnes d’autres paroisses pour observer si Julia Kim ne se rendait pas dans d’autres églises paroissiales. Désormais, Julia Kim et Julio ne pouvait pas mener une vie catholique de foi normale, y compris tous les pèlerins du pays et de l’étranger qui ont visité Naju aussi. Est-ce que c’est juste de donner la statue miraculeuse de la Sainte Mère au Prêtre Song qui a fait une telle déclaration ?
Le Prêtre Song a même refusé de célébrer la Messe des funérailles de la mère de Julio, en mai 2002, et il a demandé aux paroissiens de ne pas se rendre aux funérailles pour prier pour l’âme de la défunte, puis il a menacé le pasteur de la paroisse de sa mère en ces termes : « Si vous autorisez un service de prières pour elle, je le considèrerai comme un scandale dans l’Eglise et je prendrai des mesures appropriées. » Aucun prêtre n’a été autorisé de célébrer une Messe ou d’offrir un service de prières pour sa mère. Comme nous le savons tous, même si la personne décédée était catholique non pratiquante, on aurait dû offrir la Messe pour le salut de cette âme. Mais le Père Song n’a pas accompli sa charge.
Cependant, lorsque l’Archevêque Choi publia la troisième déclaration le 5 mai 2005, déclarant que « Naju n’a aucun lien avec l’Église catholique », Julia Kim recommença à prier avec les pèlerins afin de sauver ne serait-ce qu’une seule âme qui accepterait la Sainte Vierge. Cependant, elle n’a jamais fait, pas une seule fois, quelque chose qui soit contraire à la doctrine de l’Église catholique.
Voilà la vérité concernant l’obéissance de Julia. Bien que l’Église affirme, sans tenir compte de ce contexte, que Julia Kim n’a pas obéi à l’Église, en réalité ce n’est pas qu’elle n’ait pas obéi, mais qu’elle ne pouvait pas obéir.
Sainte Jeanne d’Arc (1412–1431) : Jeanne obéit à l’appel de Dieu pour sauver et libérer la France, même lorsque des autorités ecclésiastiques doutèrent d’elle et la condamnèrent. Bien qu’elle ait été jugée injustement par des responsables de l’Église et brûlée vive, sa canonisation, des siècles plus tard, a affirmé que la fidélité à Dieu transcende le jugement humain imparfait.
L’Archevêché de Gwangju n’a jamais été intéressé par les signes célestes du Seigneur et de la Sainte Mère, mais au contraire, il a défendu fastidieusement les questions sur la richesse de Naju. Il a même demandé à Julio et Julia Kim de donner en entier à l’Archidiocèse leur richesse provenant de Naju dans la mesure que l’Œuvre de notre Mère Marie continuerait comme Elle le désire.
À cette époque, le 7 août 2003, lorsque l’Archevêque a rendu visite à Julio. Alors qu’il dialoguait avec Julia Kim, il partit soudain en colère sans attendre Julio qui était en train d’apporter son livre de comptes pour le mettre à disposition de l’Archevêque. Et puis il a annoncé plus tard que Julia Kim et Julio n’avaient pas fait savoir publiquement quelle était la richesse de Naju, qu’ils ne l’avaient pas offerte à l’église et qu’ils ne voulaient pas mener une vie de foi normale. Actuellement, la Chapelle de Notre-Dame de Naju est une fondation. Tous les biens immobiliers et les installations sont gérés dans la transparence juridique, conformément aux lois en vigueur.
Dieu, notre Père nous a appris à sauvegarder la “Vérité” et à en témoigner. Si un troupeau de moutons doit se promener dans l’obscurité à cause des bergers qui auraient fermé leurs yeux à la pleine vérité en compromettant leur propre sécurité, qui devrait en porter la responsabilité ?
Pourquoi les prêtres n’essayent-ils pas de protester bien qu’ils sachent la vérité sous prétexte d’obéissance alors qu’ils ont vu les erreurs ? Parce qu’ils veulent sauver leur face ou l’attention des autres ? Ou bien parce qu’ils sont effrayés de la persécution imminente qui est attendue quand ils exposeront les erreurs en défendant la vérité ?
Même jusqu’à présent, bien qu’une annonce remplie d’erreurs ait été publiée le 1er janvier 1998, de nombreux signes et miracles continuent d’avoir lieu. Dire la vérité, ce n’est pas désobéir. Nous pensons que c’est malheureux de chasser les fidèles qui disent la vérité. En conséquence, nous qui aimons la Sainte Mère de Naju, rendons témoignage à la vérité et ne soyons pas aveuglés par cela.
Suivre la Déclaration publiée le 1er janvier 1998, pleine d’erreurs qui déforment la doctrine et l’enseignement concernant tous les miracles eucharistiques survenus dans l’histoire de l’Église, et défendre publiquement ces Déclarations ainsi que le Décret qui le renouvèle, constitue une désobéissance envers Dieu, qui est la source de la Vérité, et envers Jésus, qui a dit : « Je suis né, je suis venu dans le monde pour ceci : rendre témoignage à la vérité. Quiconque appartient à la vérité écoute ma voix. » (Jean 18,37). Diffusons la vérité avec assurance : faire connaître la vérité et dévoiler les erreurs n’est en aucun cas un acte de désobéissance.
« Bien des gens peuvent se méprendre sur la condition de l’obéissance en croyant qu’elle consiste à faire au hasard ce qui est ordonné même si c’est contraire aux Commandements de Dieu et de la Sainte Eglise… Dans tout ce qui a attrait aux Commandements de Dieu, les supérieurs n’ont pas le pouvoir de donner des Commandements contraires aux Commandements de Dieu, et si un tel cas se présentait, les inférieurs n’ont pas le droit d’obéir. - et s’ils faisaient vraiment ainsi en obéissant à des ordres injustes, ils pècheraient. » (Saint François de Salles, Les Conférences Spirituelles, transcrites par Canon Mackey, O.S.B., p. 179)