Semchigo 💗 Épisodes de la Vie de Julia

23. L’Amour du Seigneur à travers la dette causée par son mari

23. L’Amour du Seigneur à travers la dette causée par son mari

Un jour, peu après que la Petite Âme ait installé son salon de coif- fure dans une pièce attenante à la maison, son mari revint chez lui, le visage étonnamment pâle, paraissant très bouleversé. Elle lui demanda ce qu’il lui arrivait mais il ne lui répon- dit pas. Elle se renseigna alors auprès d’un jeune collègue de son mari et découvrit que ce dernier avait signé un contrat l’engageant, en tant que garant d’un prêt concernant une somme d’argent que la sœur de son cousin avait empruntée. Et de ce fait, il se trouvait en difficulté.

La sœur de son cousin lui avait dit: «Puisqu’on dit que seul un fonctionnaire peut se porter garant, pourriez-vous devenir mon garant pour cet emprunt? Pour cela il vous suffit seulement de signer ce document.» Le mari de la Petite Âme avait alors signé le document, sans avoir le moindre doute. 

Mais cette personne n’avait pas payé l’intérêt sur le prêt. Le mari de la Petite Âme venait d’apprendre que son salaire serait légalement retenu pour payer ses dettes. Son supérieur lui avait demandé de quitter son travail s’il ne parvenait pas à résoudre le problème. Le mari de la Petite Âme n’osait pas lui parler de la dette. Mais après avoir appris la vérité, la Petite Âme remboursa le capital et les intérêts pendant plusieurs mois.

En fait, cette personne avait fait en sorte que Julio, le mari de la Petite Âme, soit associé à une de ses amies comme garant de la caution. Puis elle avait fait disparaître de la liste des garants le nom de cette amie. Cette personne avait joué un très mauvais tour au mari de la Petite Âme pour qu’il rembourse sa dette, y compris le capital.

La Petite Âme remboursa la dette qui s’élevait à plus de 2 000 000 wons, pour libérer Julio des obligations de garantie de la dette, en essayant de trouver tous les moyens possibles et en pensant à la spiritualité de «Semchigo», faisant comme si elle avait été aimée. Elle n’avait pas beaucoup de connaissances, elle était fatiguée de faire des recherches pour trouver un créancier. Quand elle dut reprendre son travail à son salon de coiffure, elle se trouva totalement épuisée. Alors qu’elle était en plein travail, elle reçut un appel télépho- nique d’une des sœurs du cousin de son mari.

Celle-ci s’adressa à la Petite Âme en criant: «Hé! Voulez-vous voir ma sœur faire banqueroute? Il n’y aurait pas eu de problèmes si elle n’avait pas eu votre mari comme garant…» Et bla, bla bla. Elle parla à n’en plus finir, la harcelant et lui adressant des paroles blessantes. L’appel téléphonique dura plus d’une heure. La Petite Âme fut très affectée par les paroles de cette femme.

Peu de temps après, la cousine coupable de ce problème appela la Petite Âme et lui dit: «Vous savez ce que j’ai à vous dire? Je n’ai pas à rembourser votre mari. Il fut un temps, nous l’avons nourri et nous lui avons donné un toit. Si j’ai fait cela, c’est qu’il le méritait bien!» Une autre fois, leur mère avait dit aussi à la Petite Âme: «Voulez-vous voir ma fille faire faillite? Pourquoi avez-vous souscrit à cette dette, hein?»

Au départ, la Petite Âme ne connaissait pas toute la réalité concernant la manière dont son mari avait signé pour devenir le garant de l’emprunt, mais elle avait fait en sorte de rembourser toute la dette. Pourtant, la tante et les cousines du mari de la Petite Âme ne cessaient de la blâmer en retour, de la maudire et de l’injurier. Mais la Petite Âme offrait cette souffrance en pensant à «Semchigo», faisant comme si elle avait été vraiment aimée.

Quand la Petite Âme visitait l’oncle de son mari en emmenant avec elle ses belles-sœurs à l’occasion d’événements spéciaux, la tante donnait cent pieds de gros ail à son cinquième beau-fils, celui qui était devenu juge, et cent pieds de petit ail à toutes ses autres belles- sœurs. En revanche, la Petite Âme ne recevait rien que des regards furieux.

La Petite Âme pensait que le Seigneur l’aimait tellement qu’Il ne permettait à personne d’autre sur cette terre de l’aimer. Quand elle eut cette pensée, elle se mit aussitôt à pratiquer le «Semchigo» car elle était aimée de Dieu. Et elle accueillit le regard de cette tante avec le «Semchigo», considérant qu’il s’agissait d’un signe de grand amour du Seigneur pour la tenir éloignée de tout être humain, et elle était joyeuse.

De même, si nous prenons sous un angle positif une calomnie absurde, une malédiction, des douleurs déchirantes, en pensant à «Semchigo», faisant comme si nous étions aimés des personnes qui en sont à l’origine, nous pouvons devenir des tailleurs d’amour, capables de recoudre les deux Cœurs de Jésus et de la Vierge Marie qui ont été déchirés par des poignards tranchants, brandis par les pécheurs. Alors, ce monde se transformera en un Paradis sur terre.




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